Binza : 176 cas de tuberculose sans traitement en 2025

La zone de santé de Binza, en territoire de Rutshuru, est en rupture des médicaments essentiels contre la tuberculose depuis juillet 2025. Au terme de l’année, 176 malades ont été recensés, dont une vingtaine d’enfants de moins de 14 ans.

La confirmation est de Kasereka Roger, infirmier titulaire de la zone de santé de Binza : « La rupture, c’est à partir du mois de juillet. Vraiment, il n’y a pas des médicaments pour la tuberculose, surtout de la phase initiale. Au 4ème trimestre ici, nous avons enregistré 42 nouveaux cas de tuberculose par rapport à toute l’année, comme on est au mois de janvier. Toute l’année, nous avons enregistré 176 malades qui souffrent de la tuberculose et qui ont fait les examens des iles, et 49 qui ont cliniquement diagnostiqué. Parmi tous ces malades, nous avons 20 enfants de moins de 14 ans ».

Pour lui, les risques sont palpables, non seulement pour les malades eux-mêmes, mais aussi pour la communauté. « Ces malades sont exposés à plusieurs risques. Le premier risque, c’est la gravité de cette maladie qui peut conduire même au décès du malade parce qu’ils ne sont pas pris en charge, mais aussi, il y a les risques pour l’entourage, bien que toute la population risque de tomber malade. C’est déjà un risque de l’épidémie parce qu’il n’y a pas les médicaments en place. Nous appelons aux partenaires de nous venir urgemment en aide pour voir comment trouver une solution aux malades », plaide-t-il.

Selon l’infirmier, la rupture des médicaments contre la tuberculose menace directement la vie des patients, et expose la communauté entière à une épidémie. Il appelle les partenaires à agir rapidement pour éviter une catastrophe sanitaire.

Jean Sesore Harerimana

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