Education Bukoma : l’avenir scolaire des enfants retournés menacé dès la 2e année Admin Admin30 septembre 2026071 views Dans le groupement de Bukoma, notamment dans les localités de Kahunga et Karama en territoire de Rutshuru, certains enfants issus de familles retournées éprouvent des difficultés à poursuivre leur scolarité au-delà de la deuxième année primaire. L’alerte est lancée par le responsable de l’École primaire Kahunga-Village et le président du comité des parents de cet établissement. Ils appellent les autorités et les organisations humanitaires à intervenir en faveur de ces enfants. Nous sommes à l’École primaire Kahunga-Village, une extension de l’École primaire Kahunga, située à Kachemu, dans l’agglomération de Kiwanja. Cette école se trouve à environ sept kilomètres au nord de Kiwanja, à la limite entre les localités de Kahunga et Karama, le long de la Route nationale numéro 2. Depuis une dizaine d’années, cette branche de l’École primaire Kahunga fonctionne avec seulement deux classes. Pour l’année scolaire en cours, elle accueille au total 70 écoliers. Mais une question se pose : d’où viennent ces enfants et, surtout, où poursuivent-ils leurs études après la deuxième année primaire ? Face à cette situation, cet enseignant responsable lance un appel aux organisations humanitaires ainsi qu’au gouvernement congolais afin qu’une solution soit trouvée pour permettre aux enfants de poursuivre leur éducation. De son côté, Kavusa Muyeye Huller, président du comité des parents de l’École primaire Kahunga, fait part de ses inquiétudes concernant l’avenir scolaire de ces enfants. Selon lui, après la deuxième année primaire, certains parents des localités de Kahunga, Karama et Chambungu se voient contraints de garder leurs enfants à la maison, faute de possibilités de poursuivre leur scolarité à proximité. Il appelle ainsi les responsables de l’éducation, les autorités et les organisations intervenant dans le secteur à soutenir cette école afin d’offrir aux enfants des possibilités de poursuivre leur parcours scolaire. À noter que les deux classes de l’École primaire Kahunga-Village sont prises en charge par l’État congolais, selon les sources contactées. John Kamate