Société Goma : les violences numériques affectent négativement les psychologies des utilisateurs Admin Admin16 décembre 20250214 views Les violences numériques gagnent du terrain sur les réseaux sociaux à Goma, au Nord-Kivu : les insultes, menaces, intimidation et fausses informations affectent de plus en plus de citoyens, avec des conséquences psychologiques et sociales préoccupantes. Un phénomène qui semble être silencieux. Selon Fidèle Kitsa, expert en communication numérique, cette situation touche particulièrement les jeunes, les femmes, et cela, sous plusieurs formes. Il regrette cependant que cette situation soit prise à la légère dans la communauté, alors que pour les victimes, les conséquences impactent négativement leurs quotidiens. Parmi les conséquences de ces violences, Fidèle Kitsa cite le stress, la peur, l’isolement et parfois même des conflits dans la vie réelle, et d’autres abandonnent le travail. À ces faits, la diffusion incontrôlée de photos entre amoureux et de rumeurs en ligne fragilisent davantage la cohésion sociale. « Il faut beaucoup se protéger. Il y a ce qu’on appelle l’hygiène numérique. Si je peux expliquer cela, c’est-à-dire, prendre soin de son identité numérique notamment en protégeant ses données en ligne. La protection des données notamment par le fait de ne pas partager tout ce qui cadre, tout ce qui vous touche d’une manière personnelle. Je fais mention au mot de passe. Ne donnez pas accès à vos téléphones à tout le monde, ne partagez jamais vos images intimes en tout cas, ça jamais. Il faut également activer ce qu’on appelle « l’authentification » ou « la validation à double facteur », c’est-à-dire, fais en sorte que chaque fois qu’une personne tente de se connecter sur votre compte, vous pouvez avoir une alerte », plaide-t-il. Malgré l’ampleur du phénomène, Fidèle Kitsa insiste que la lutte contre les violences numériques nécessite une implication de toute la communauté à travers l’utilisation professionnelle et responsable des appareils numériques (les réseaux sociaux), tout en dénonçant les bourreaux. Annette Bahati