Société Kayna : des membres des AVEC confrontés au défi d’épargne Admin Admin4 novembre 20250231 views Les membres de certaines Associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) de la commune de Kayna, au sud du territoire de Lubero, peinent actuellement à atteindre leur nombre habituel de part en cette période de crise économique. Selon plusieurs responsables de ces Associations, il devient de plus en plus difficile d’épargner cinq mille francs congolais pour cinq parts hebdomadaires, comme le souhaitent les membres. Ils attribuent cette situation à la conjoncture économique actuelle, qui a considérablement réduit la capacité d’épargner des membres. « À ce jour, il est pratiquement impossible de réunir les cinq mille francs congolais nécessaires pour cinq parts. Plusieurs membres en souffrent », ont tour à tour affirmé Kahindo Kughenda Cécile, secrétaire de l’AVEC Nyota ya Asubi, et Fazila Kyaviro Kiza, comptable au sein de l’AVEC Furaha. « Auparavant, nous étions en train de bien épargner mais aujourd’hui, nous ne parvenons pas à le faire. Nous sommes dépourvus de moyens. On devrait réaliser cinq parts, ce qui ne se fait plus à ces jours, une part égale mille francs congolais. Le peu que je contribue provient du champ après la vente des patates douces ou du sombé pour que j’aie à contribuer. Franchement, les membres de mon AVEC souffrent. Quelquefois, il y a ceux qui se démènent à contribuer, certains qui réalisent une part et d’autres ne parviennent plus à se retrouver compte tenu de la situation actuelle. Si vous ne parvenez pas à avoir à épargner, vous vous arrangez avec le secrétaire pour qu’il saute la place à compléter à la prochaine occasion », expliquent-elles. La faible circulation de l’argent dans la région demeure la principale difficulté rencontrée par les membres de ces AVEC. Certains demandeurs de crédit n’y ont plus accès faute de conformité financière, ce qui freine leurs activités et leurs projets. « Actuellement, nous nageons entre deux et trois parts et certains s’absentent à cause du manque d’argent à épargner. On ne livre plus une dette parce qu’on se pose la question de savoir où est-ce qu’il aura trouvé de l’argent si nous lui prêtons », soulignent-elles. Il est à noter que pour de nombreuses familles de Kayna, ces associations constituent le seul moyen d’épargner pour espérer à une amélioration de leurs conditions de vie lors des partages annuels. Fundi Emmanuel, depuis Kayna