Société Kirumba : le jus local, nouvelle arme des femmes contre la crise Admin Admin29 avril 2026020 views Face à la pression économique actuelle, certaines femmes de la commune de Kirumba, située au sud du territoire de Lubero, ont choisi de prendre leur destin en main. Depuis quelque temps, elles se sont lancées dans la fabrication artisanale de jus à base de fruits locaux. Cette initiative, à la fois économique et sociale, leur permet de subvenir à leurs besoins essentiels malgré de nombreux défis. Toutefois, la concurrence des produits importés et le manque de moyens freinent encore leur élan. C’est il y a environ un an que ces femmes ont initié cette activité génératrice de revenus. En valorisant les fruits disponibles localement, elles produisent des jus naturels, reconnus pour leurs bienfaits sur la santé. Madame Muhikya, l’une des initiatrices, souligne que ces produits, accessibles et naturels, offrent une alternative saine aux boissons industrielles. Au fil du temps, cette activité est devenue une source de revenus non négligeable pour plusieurs ménages. Madame Grâce, membre du groupe, témoigne de l’impact positif de cette initiative sur son quotidien. Grâce à la vente de jus, elle parvient désormais à couvrir certains besoins essentiels de sa famille, notamment l’alimentation et les frais scolaires. Cependant, malgré ces avancées, plusieurs obstacles persistent. Les productrices font face à une faible commercialisation de leurs produits, due en grande partie à la concurrence des jus importés, souvent perçus comme plus attractifs. À cela s’ajoute le manque d’équipements adéquats pour améliorer la production et la conservation des jus. Madame Muhikya évoque également les difficultés liées à l’accès au marché et au conditionnement des produits. Malgré ces défis, ces femmes de Kirumba ne baissent pas les bras. Déterminées à faire prospérer leur initiative, elles lancent un appel aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté afin de bénéficier d’un appui technique et matériel. Un soutien qui pourrait non seulement renforcer leur activité, mais aussi contribuer au développement économique local et à l’autonomisation des femmes dans la région. Augustin Tsongo