Kirumba : les femmes des RAVEC formées à la gestion financière

Les femmes membres des Réseaux des associations villageoises d’épargne et de crédit (RAVEC) de la partie sud du territoire de Lubero, précisément à Kayna et Alimbongo, ont bénéficié la semaine dernière d’une séance de renforcement des capacités axée sur la gestion financière.

Le centre d’accueil la Charité de Kirumba a accueilli cette session de formation du projet Powered by Women. Cette initiative de l’ONG Solidarité féminine pour la paix et le développement intégral (SOFEPADI), menée avec la FEC et l’appui de CARE International (sur financement de la NORAD), marque une étape clé pour l’autonomisation des femmes locales.

Au cours de ces échanges, les participantes ont été formées sur des stratégies essentielles à appliquer au sein des RAVEC pour une meilleure gestion des ressources financières. Elles ont également appris comment orienter leurs revenus vers l’autofinancement, un levier important pour leur développement personnel et celui de leurs communautés.

Cette séance de capacitation, qui a réuni une dizaine de RAVEC, avait pour objectif principal de renforcer l’autonomie des femmes en matière de gestion financière, de les initier aux activités commerciales et de leur montrer comment éviter les pertes ainsi que le gaspillage.

Dans son exposé, Kiti Kouakou, secrétaire administratif de la FEC, centre de négoce de Kirumba, invité comme expert par la SOFEPADI, est revenu sur les comportements à adopter par un opérateur économique pour attirer et fidéliser la clientèle.

« Nous avons été invités à une réunion afin de former les membres des RAVEC, appuyées par la SOFEPADI, sur leurs projets économiques, en leur apprenant comment faire le commerce. Nous leur avons montré comment attirer les clients. Il ne faut pas consulter les féticheurs ni chercher des gri-gris, mais plutôt apprendre à sensibiliser les clients, faire de petites réductions et garder un prix stable afin de fidéliser la clientèle. Le marketing et la publicité sont indispensables dans toute activité commerciale », a-t-il expliqué.

Avant de retourner dans leurs communautés respectives, les participantes ont exprimé leur satisfaction quant aux acquis de cette formation, qu’elles jugent déterminante pour leur vie quotidienne.

« Nous avons beaucoup appris sur le commerce, notamment qu’il doit avoir un objectif clair. On le débute après s’être posé plusieurs questions susceptibles de générer des rendements. Nous sommes certaines qu’à la fin de l’année, nous récolterons davantage, car on nous a montré les voies à suivre. Depuis cette formation, je réfléchis autrement. Le peu que j’ai reçu lors du partage, j’ai immédiatement pensé à chercher un endroit pour installer mon petit kiosque, où mon enfant restera après les cours. Je suis sûre que je vais réussir », a laissé entendre une participante.

 

« L’avantage de cette formation, c’est qu’on nous a appris à nous prendre en charge nous-mêmes, nous les femmes, et à nous unir pour le développement de notre pays et de notre entité », a déclaré une autre participante.

Engagée dans le sud du territoire de Lubero, la SOFEPADI intensifie ses formations pour l’autonomisation des communautés. Par cette approche de proximité, l’organisation répond directement aux défis quotidiens des foyers les plus vulnérables.

Volonté Kalindera

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