Société Les enfants face à l’écran : les parents appelés à plus de responsabilités Admin Admin29 octobre 20250252 views Dans la ville de Goma, la multiplication des téléphones portables et des plateformes vidéo attire de plus en plus les enfants. Certains passent des heures entières à regarder des films, d’autres tournent eux-mêmes des vidéos pour les réseaux sociaux. Entre films, séries et vidéos sur TikTok, les enfants passent beaucoup de temps devant leurs téléphones. Une réalité qui pousse plusieurs parents à renforcer leur vigilance. Certains parents rencontrés par Habari za Mahali, indiquent avoir décidé d’accompagner leurs enfants dans le choix de leurs programmes. D’autres estiment que la clé reste le contrôle du temps d’écran. « Je suis père de huit enfants et généralement, j’ai habitué mes enfants aux films éducatifs et même aux dessins animés. Lorsque cela commence à montrer des choses qui ne sont pas bonnes pour les enfants ou pour la famille, nous sommes des chrétiens, on doit carrément arrêter et passer à autre chose », a rapporté l’un des parents interrogés. » Ce qui m’aide en tant que parent, c’est de regarder les films avec mes enfants, que ce soit à la télévision ou sur le téléphone. Je suis très stricte dans ce domaine, parce que je me dis que si les enfants sont trop fixés sur les écrans, ils risquent d’oublier même les bonnes manières. Les enfants ne doivent pas passer beaucoup de temps sur le téléphone » a renseigné un autre parent. Face aux risques que courent les enfants exposés à certaines images, les spécialistes confirment l’importance de l’attention parentale. Le psychologue clinicien Semu Vincent appelle les familles à accompagner les enfants dans leur rapport aux écrans. « Lorsqu’un enfant regarde, sans contrôle, le contenu à la télévision ou sur Internet, il s’expose à plusieurs dangers. Il y a le risque de comportements violents ou inappropriés parce que, généralement, les enfants imitent ce qu’ils voient à l’écran », a-t-il dit. Il ajoute que certains signes doivent alerter les familles lorsque les enfants sont exposés à des contenus inadaptés. « Le premier signe, c’est un changement brusque d’humeur ou de comportement. À part cela, il y a le langage ou les gestes inhabituels, parfois d’inspiration sexuelle ou violente. Autre chose : la baisse du rendement scolaire. Et pour d’autres encore, ils peuvent devenir somnambules, c’est-à-dire, qu’ils vivent leurs rêves en action », précise-t-il. Semu Vincent lance un appel aux organisations humanitaires, car, dit-il, les familles ont besoin de soutien, de formations et de programmes de sensibilisation. Marie Bisimwa depuis Goma