Luofu : le PAM distribue des vivres et kits d’hygiène aux retournés

L’agglomération de Luofu, située dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu, bénéficie d’une opération de distribution de vivres et de kits d’hygiène en faveur des personnes retournées après les atrocités survenues entre décembre 2024 et mars 2025. Cette assistance est assurée par le Programme alimentaire mondial (PAM), dans le but de soulager les ménages les plus vulnérables affectés par l’insécurité et les déplacements forcés.

Au total, 1 433 personnes ont bénéficié de cette aide humanitaire. Les bénéficiaires ont reçu une ration composée de farine de maïs, de haricots, d’huile végétale, de sel minéral et de biscuits fortifiés. En complément, un kit d’hygiène destiné aux femmes a également été distribué, afin de répondre aux besoins spécifiques liés à la dignité et à la santé féminine.

Sur le terrain, cette assistance est accueillie avec gratitude, bien que les besoins restent importants. Plusieurs bénéficiaires ont exprimé leur reconnaissance tout en soulignant les défis persistants.

« Je suis très content de cette assistance, car je viens de recevoir de la farine, des haricots, de l’huile et des biscuits. Toutefois, si un autre bailleur pouvait aussi intervenir, cela nous ferait encore plus plaisir, car cette aide ne suffit pas pour tous les besoins vitaux. Nous avons des enfants scolarisés qui n’ont pas d’uniformes ni de cahiers complets. Il nous faut un autre intervenant pour le non-vivre. C’est vrai que nous venons de recevoir cette nourriture, mais nous n’avons ni casseroles, ni ustensiles, ni bidons, et nos champs se trouvent dans des zones non sécurisées », témoigne un bénéficiaire.

De son côté, une autre bénéficiaire n’a pas caché sa satisfaction : « Je suis très contente d’avoir reçu de la nourriture, je n’aurai plus faim. Qu’ils continuent à nous assister. Si c’est de la nourriture, je suis prête ; si c’est du cash, pas de souci. Avec de l’argent, on peut se payer de la nourriture ».

Ces témoignages traduisent à la fois le soulagement immédiat apporté par l’assistance alimentaire et l’ampleur des besoins encore non couverts, notamment en matière d’éducation, d’articles ménagers et de relance des moyens de subsistance.

Si l’intervention du PAM représente une bouffée d’oxygène pour les 1 433 retournés de Luofu, elle met également en lumière la nécessité d’une réponse humanitaire plus large et coordonnée. Au-delà de l’aide alimentaire, les populations affectées appellent à un accompagnement multisectoriel intégrant l’éducation, les biens non alimentaires et la sécurisation des zones agricoles, afin de favoriser une véritable relance de leurs conditions de vie.

Faustin Nzenze

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