Masisi : les déplacés de Bukombo oubliés dans le site de Kahe

Depuis plus de cinq mois, plus de 300 ménages ayant fui les violences du groupement de Bukombo, survivent dans des conditions précaires à l’école primaire Kahe, dans le territoire de Masisi. Sans aucune assistance humanitaire, ces déplacés dénoncent une souffrance quotidienne, et appellent les ONG à intervenir pour sauver des vies.

Installés depuis novembre dernier, ces déplacés de guerre vivent dans une détresse profonde. Dépourvus de nourriture, de vêtements et d’ustensiles de cuisine, ils peinent à assurer leur survie. Madame Mahoro Patience, responsable du site, alerte sur les conséquences dramatiques de cette absence d’aide : « Les enfants souffrent déjà de malnutrition, les femmes n’ont rien pour cuisiner, et nous n’avons pas de quoi dormir confortablement », témoigne-t-elle.

La situation est d’autant plus alarmante que certains déplacés, contraints de se rendre aux champs pour chercher de la nourriture, s’exposent aux tirs et aux balles perdues. « Nous prions aux ONG de venir nous visiter, nous aider, parce que la souffrance continue », insiste Madame Mahoro, qui redoute de nouvelles pertes humaines si rien n’est fait.

Dans ce site de Kahe, la détresse est palpable. Les familles, venues de différents villages du groupement de Bukombo, se sentent abandonnées par le monde humanitaire. Leur appel est simple mais urgent, recevoir une aide alimentaire et un minimum de moyens de survie pour préserver leur dignité et leur vie.

Siméon Semasaka

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