Santé Masisi : quand le manque d’eau potable devient une menace mortelle Admin Admin1 mai 20260114 views À Masisi-centre, dans la province du Nord-Kivu, la pénurie d’eau potable inquiète de plus en plus les habitants et les professionnels de santé. Dans plusieurs quartiers, dont Mont Ngaliema, Camp Saïo et Biréré, l’accès à l’eau devient difficile, exposant la population à des risques accrus de maladies hydriques, notamment le choléra, dont certains cas sont déjà signalés dans la zone de santé locale. Sur le terrain, la situation est préoccupante. À la borne fontaine située près de la mosquée du quartier Camp Saïo, de longues files de bidons vides témoignent de la rareté de l’eau. Très tôt le matin, des femmes attendent désespérément que l’eau coule, tandis que d’autres, plus déterminées, parcourent de longues distances pour s’approvisionner dans des quartiers voisins. Face à cette situation, les acteurs communautaires tirent la sonnette d’alarme. Mbarujimana Matata Ramadhan, relais communautaire, souligne que cette pénurie survient avant même la saison sèche, ce qui aggrave les inquiétudes. Il appelle la population à renforcer les mesures d’hygiène afin de prévenir la propagation des maladies liées à l’eau. Du côté des structures sanitaires, les inquiétudes sont également vives. Mambo Muhombo Joseph, infirmier superviseur à l’Hôpital général de référence de Masisi, met en garde contre une possible flambée des maladies hydriques. Il rappelle que le manque d’eau potable favorise directement la propagation de pathologies telles que le choléra, déjà en progression dans la zone. Pour limiter les risques, ce professionnel de santé recommande des mesures urgentes, notamment la consommation d’eau potable. En cas de pénurie, il conseille de faire bouillir l’eau ou d’utiliser des comprimés de purification comme Aquatabs afin de réduire les risques de contamination. La pénurie d’eau potable à Masisi-centre constitue une menace sérieuse pour la santé publique. Alors que les cas de choléra augmentent déjà dans la région, l’accès limité à l’eau pourrait aggraver davantage la situation épidémiologique. Une réponse rapide des autorités et des partenaires humanitaires apparaît indispensable pour garantir l’accès à l’eau potable et protéger les populations contre les maladies hydriques. Samuel Lukuli