Société Rutshuru : des déplacés regagnent leurs villages dans le Binza et Busanza Admin Admin21 novembre 20250346 views Depuis mi-octobre 2025, un mouvement de retour des déplacés est signalé dans les groupements de Binza et Busanza en territoire de Rutshuru. Il s’agit des déplacés qui avaient fui la crise sécuritaire dans leurs villages d’origines, qui regagnent progressivement leurs milieux. Ces retournées font partie des centaines de familles qui s’étaient retrouvées contraintes de fuir les villages de Nyabanira, Kasave, Kihito et ses périphéries dans le groupement de Binza entre août et septembre dernier, en raison de la précarité sécuritaire. Selon Emanuel Tembo, un leader communautaire dans la zone, ces déplacés ont décidé de retourner dans leurs villages, non par conviction d’une stabilité, mais plutôt par contrainte de le faire par manque des moyens de survie dans les villages qui les avaient accueillis. « Le mouvement de retour est observé. À peu près 30% de la population locale a regagné leurs villages. Elle regagne les villages de Kasiza, Kigunga, Kabaya et Kasave. Ces déplacés retournent suite à la faim car ils n’ont jamais été assistés dans leurs villages d’accueil comme Kinyandonyi, Kakondo-Busanza, Rugarama, Nyarukwangara, Kiseguro, Katwiguru et Kisharo. Comme toute autre personne, il est difficile de survivre sans avoir mangé et là ils décident de revenir à la maison », a-t-il expliqué. Depuis le retour dans leurs villages d’origines, ces personnes se heurtent à nouveau à de grandes difficultés dont l’accès au soin de santé. La plupart des structures sanitaires avaient été contraintes à fermer et d’autres à réduire leurs services suite à la précarité sécuritaire. « Ils ont difficile à accéder aux soins de santé primaire. La plupart des structures sanitaires ont fermé leurs portes, notamment le Centre de santé de Nyabanira, celui de Kasave et l’autre là de Nyakahanga, et ceci, suite à l’instabilité sécuritaire », s’inquiète cet acteur communautaire de la zone. Sans avoir bien repris leurs activités des revenus qui les font vivre, ces familles retournées plongées à nouveau dans des difficultés de survivre n’ont pas encore bénéficié d’une assistance humanitaire il y a menant plus d’un mois comme ont renchérit des sources locales. Les acteurs locaux et cadres de base plaident pour un appui humanitaire pour ces familles touchées par la crise sécuritaire en territoire de Rutshuru. Dieu-Merci Mumbere