Société Rutshuru : les animaux sauvages à la base de la baisse de production agricole Admin Admin13 décembre 20250222 views Dans le groupement de Kisigari en territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, les produits agricoles peinent à répondre aux besoins des populations locales notamment dans les entités telles que Mihika, Bikenke, Ruvumu, Kanombe et Bukima. À en croire les cultivateurs, cette situation est consécutive aux mouvements des gorilles, bifles et d’autres animaux sauvages, qui ravagent les champs. David Kaburiga, l’un de ceux-ci, parle déjà de la famine qui menace la région. « La pauvreté persiste, car les fils électriques ont été détruits. Aujourd’hui, les gorilles circulent librement et dévastent nos plantations de sorgho et de maïs. Nous avons récolté hier, mais nous restons affamés », déplore ce cultivateur. Un autre a vu son sorgho à maturité être détruit par les gorilles. « Le sorgho était à maturité, mais les gorilles l’ont entièrement détruit. Même l’ICCN ne réagit pas. Les installations électriques avaient été détruites et emportées lors de la guerre », a-t-il réagi dans un ton couvert de tristesse. Hormis ce défi, l’ingénieur agronome Kajibwami évoque l’érosion hydrique et le manque d’amendement du sol, comme des facteurs à la base de ce faible rendement. « La faible fertilité observée est due à l’érosion hydrique et au manque d’amendement des sols. Cela entraîne une baisse considérable du rendement. En conséquence, les cultivateurs s’appauvrissent davantage », souligne-t-il. L’agronome appelle les cultivateurs à utiliser des engrais organiques pour avoir un bon rendement. Selon lui, cette pratique permettra d’enrichir les sols. André Sadiki Baturwango