Santé Société Sud-Lubero : l’alerte des soignants face aux ravages des boissons fortement alcoolisées Admin Admin2 juin 2026026 views La consommation abusive des boissons fortement alcoolisées prend de l’ampleur dans plusieurs localités du sud du territoire de Lubero. Selon des sources sanitaires, cette pratique constitue aujourd’hui un véritable problème de santé publique en raison des nombreuses maladies et complications qu’elle engendre. Malgré les risques connus, de nombreux consommateurs continuent d’y recourir, invoquant notamment des difficultés économiques. Pour certains habitants, le choix des boissons fortement alcoolisées est principalement motivé par des raisons financières. Un consommateur interrogé par la Radio Coq du Village explique que les boissons classiques coûtent relativement cher comparativement à leur pouvoir enivrant. « Lorsque les moyens sont limités, il devient difficile d’acheter plusieurs bouteilles de bière pour satisfaire son besoin. Une bouteille de Simba ou de Doppel coûte entre 7 000 et 10 000 francs congolais. Pour ressentir les effets recherchés, il faut parfois en consommer plusieurs, ce qui représente une dépense importante. En tant que parents, nous devons aussi répondre aux besoins de nos familles. C’est ce qui pousse certaines personnes à se tourner vers des boissons plus fortes », témoigne-t-il. Cependant, les professionnels de santé mettent en garde contre les conséquences parfois irréversibles de cette consommation excessive. Eugène Tsongo, technicien de laboratoire dans une structure médicale de Luofu, souligne que les boissons fortement alcoolisées peuvent provoquer des effets nocifs à court et à long terme. Selon lui, à court terme, l’abus d’alcool entraîne des troubles du système nerveux, une perte de coordination des mouvements ainsi qu’une augmentation des risques d’accidents. À long terme, les conséquences sont encore plus graves. L’alcool peut endommager des organes vitaux, notamment le foie, et favoriser l’apparition de maladies chroniques telles que la cirrhose. Il peut également provoquer des intoxications aiguës, des troubles de l’élocution, des problèmes de vision et accroître le risque de certains cancers. Face à cette situation, le spécialiste recommande aux personnes souhaitant abandonner cette habitude de procéder progressivement afin d’éviter les effets liés à un sevrage brutal. « Arrêter la consommation d’alcool d’un seul coup peut être difficile. Il est préférable de réduire progressivement les quantités consommées jusqu’à l’abandon complet afin d’éviter certains effets sanitaires liés au sevrage », conseille-t-il. Alors que la consommation des boissons fortement alcoolisées continue de gagner du terrain dans le sud du territoire de Lubero, les professionnels de santé appellent la population à une prise de conscience collective. Ils insistent sur la nécessité de privilégier des comportements favorables à la santé et de rechercher un accompagnement médical en cas de dépendance, afin de prévenir les nombreuses complications liées à l’abus d’alcool. Faustin Nzenze