Goma : ces femmes qui façonnent la petite enfance dès la maternelle

La femme occupe une place centrale dans l’éducation des enfants, particulièrement dès leur plus jeune âge. Dans les écoles maternelles, elle se distingue par son engagement, sa patience et son sens de l’encadrement. Mais au-delà de cette image, quel est réellement son rôle au quotidien et quels défis doit-elle relever ? Pour mieux comprendre cette réalité, le Bulletin Habari za Mahali s’est rendue à l’école maternelle Osso Kato.

À l’école maternelle Osso Kato, l’environnement reflète un univers adapté aux tout-petits : des murs décorés de dessins, de lettres et de chiffres captent l’attention des enfants. De la première à la troisième maternelle, l’ambiance est chaleureuse et dynamique.

Dans les salles de classe comme dans la cour, les éducatrices font preuve d’un engagement remarquable dans l’encadrement des élèves.
Katungu Kabuo Kanyere, éducatrice expérimentée, enseigne le chiffre 9 lorsqu’elle accepte de partager son expérience.

Pour elle, travailler à la maternelle est avant tout une vocation : « Je les prends comme mes propres enfants. Quand on enseigne les petits enfants, on doit être tolérant, patient… et surtout les aimer », confie-t-elle.

Cependant, ce métier exigeant n’est pas sans difficultés. Elle évoque notamment la lourde responsabilité liée à la sécurité des enfants : une simple chute ou une mauvaise surveillance peut avoir de graves conséquences.

« Il faut bien connaître leurs parents et leurs proches, car un enfant peut partir avec quelqu’un que vous ne ճանաչissez pas. Cela peut devenir un problème sérieux », explique-t-elle.

Dans le bureau de la directrice, Katungu Gentille met en lumière l’importance fondamentale de l’enseignement maternel. Selon elle, cette étape prépare les enfants à intégrer le cycle primaire et leur apprend à vivre en communauté malgré leurs origines familiales diverses.

Elle insiste également sur le rôle spécifique de la femme dans cet environnement : « Ce sont les mamans qui sont capables de supporter ces caprices. Elles prennent ces enfants comme les leurs. C’est pour cela que la femme occupe une grande place ici », affirme-t-elle, soulignant que cette sensibilité et cette patience sont essentielles à l’encadrement des tout-petits.

À l’école maternelle Osso Kato, la femme apparaît comme un acteur incontournable de l’éducation de base. Par son dévouement, sa patience et son sens maternel, elle contribue pleinement à l’épanouissement des enfants et à leur préparation pour l’avenir. Malgré les défis quotidiens, son rôle reste indispensable, faisant d’elle un véritable pilier du système éducatif dès les premières années de la vie.

Promesse Kakuru

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