Goma : la vigilance reste de mise face à une lèpre en recul mais toujours présente

À l’occasion de la journée mondiale des lépreux, célébrée chaque 29 janvier, la coordination de la lutte contre la lèpre et la tuberculose, au Nord-Kivu appelle la population de Goma et ses environs à faire preuve de prudence concernant la lèpre.

Pour la coordination, bien qu’il y ait eu une baisse significative des cas dans la région, avec seulement 13 cas enregistrés en 2025 par rapport à l’année précédente, cette maladie reste une réalité préoccupante.

Elle rappelle que la lèpre demeure une maladie contagieuse, qui affecte la peau et se manifeste par des taches sur le corps humain.

Une victime de la lèpre témoigne : « J’ai vécu cinq ans avec cette maladie. Lorsque je recevais des traitements, les médecins m’ont conseillé d’aller à Oicha, car c’est là qu’on prend en charge les lépreux ».

Fidèle Mutaka, superviseur provincial à la coordination nationale de la lutte contre la lèpre et la tuberculose au Nord-Kivu, explique : « Il n’y a pas de vaccin pour la lèpre. La prévention repose sur un dépistage précoce. Il faut vérifier sa peau pour détecter d’éventuelles taches. Si des taches apparaissent, il est essentiel de se faire dépister rapidement afin d’assurer une prise en charge précoce, ce qui permet à la personne de guérir sans handicap ».

 

« Le traitement de la lèpre est gratuit. Des partenaires nous aident à fournir des médicaments, et les malades sont soignés gratuitement dans le centre de santé le plus proche. Le programme est intégré dans les centres de santé, où les malades sont dépistés et reçoivent leurs médicaments », précise-t-il.

La journée mondiale des lépreux vise à sensibiliser la population sur les dangers que représente cette maladie dans la société, et à encourager le dépistage précoce pour lutter contre cette infection cutanée.

Daniel Milinganyo

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