Economie Goma : les personnes vivant avec handicap plaident pour la levée de la mesure interdisant leurs activités à la petite barrière Admin Admin20 novembre 20250240 views Privées de leur gagne-pain habituel par les autorités locales à la petite barrière de Goma, les personnes vivant avec un handicap traversent une période de précarité aigüe. La plupart de ces individus, qui assument la responsabilité de leur famille, déploient des stratégies de résilience pour assurer leur survie face à la crise économique persistante qui frappe la ville de Goma. Shabani Shango, l’une de ces personnes vivant avec handicap qui trafiquaient des wagons venus du Rwanda pour la RDC et vice-versa, à la petite barrière regrette de constater que leur boulot quotidien est aujourd’hui exercé par des camions. « Sans vous mentir, nous vivons difficilement. Faire passer les marchandises à la frontière, qu’autrefois était notre vrai boulot à nous les personnes vivant avec handicap. Nous avons été interdites et remplacées par des camions. Alors nous n’avons plus d’autres sources de revenus pour survivre », se lamente-t-il. Loin d’être quelques fois stigmatisée par la société, cette catégorie de personnes se sent oubliée lors de différentes assistances. Des organisations locales tentent de redonner sourire à ces personnes, mais leur moyens sont restreints. Paulin Munyagala, directeur de l’Afrikin-RDC, une organisation locale qui appuie les personnes vivant avec handicap, pense que cette situation devrait captiver l’attention des ONG humanitaires. « Nous traversons de fois des difficultés sur le plan logistique. Beaucoup de personnes vivant avec handicap viennent vers nous pour demander de l’aide, mais nous ne sommes pas capables vu que jusque-là notre structure n’a pas de moyen. Nos moyens sont très limités. Et c’est pourquoi chaque fois nous lançons un appel à toutes les organisations travaillant dans la protection des personnes vivant avec handicap pour qu’elles puissent nous venir en aide afin que nous puissions continuer ce travail qui est de donner sourire à ces personnes-là », exhorte cet acteur humanitaire. Face à leur détresse, ces personnes handicapées ont profité de l’opportunité pour implorer la réouverture de leur espace commercial. La levée de cette interdiction leur permettrait de reprendre leurs activités à la Petite Barrière et, par conséquent, d’atténuer la grave crise de subsistance et le chômage auxquels elles sont confrontées. Victoire Muhindo