Economie Nyiragongo : le recours au secteur informel, stratégie de survie d’élèves Admin Admin14 avril 20260114 views Dans le territoire de Nyiragongo, les vacances ne riment pas toujours avec repos. Pour de nombreux jeunes et femmes, cette période devient une opportunité de s’engager dans de petites activités génératrices de revenus. Dans un contexte économique difficile, ces vacanciers font preuve de détermination et de débrouillardise pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Le long des routes et dans les marchés de Nyiragongo, les initiatives se multiplient. Vente de maïs grillé, d’arachides, de tchingwe ou encore de frites : chacun s’efforce de tirer profit des moyens dont il dispose. Ces activités, bien que modestes, constituent une véritable source de revenus pour plusieurs ménages. Une jeune vendeuse de maïs explique que ce commerce lui permet de répondre à ses besoins personnels. « Je choisis la vente de maïs pour avoir de l’argent. Ce travail m’aide à acheter des babouches et des habits. Si je n’arrive pas à tout finir, je rentre avec le reste à la maison et je reprends le lendemain », confie-t-elle. Pour elle, chaque journée représente une nouvelle chance d’écouler sa marchandise et d’améliorer son quotidien. Un peu plus loin, une autre commerçante spécialisée dans la vente d’arachides et de tchingwe témoigne de la rentabilité relative de son activité. « J’ai choisi ce travail parce que j’ai réalisé que c’est le seul que je peux réussir à faire. Par jour, je peux avoir un bénéfice de 7 000 à 8 000 francs congolais », explique-t-elle. Malgré les incertitudes du marché, cette activité lui permet de maintenir une certaine stabilité financière. Non loin de là, l’odeur des frites attire les passants. Une autre vendeuse raconte son parcours marqué par la persévérance. « J’ai commencé avec 1 000 francs congolais et mon activité a bien évolué. Par jour, je peux même gagner 500 francs. Ce petit travail m’aide à ne pas dépendre de quelqu’un », souligne-t-elle. Avec peu de moyens, elle a réussi à bâtir une activité qui lui procure une autonomie progressive. À Nyiragongo, ces différentes initiatives témoignent d’une réalité marquée par la résilience des populations face aux difficultés économiques. Loin de rester inactifs pendant les vacances, jeunes et femmes transforment cette période en opportunité de survie. À travers ces petits commerces, ils démontrent qu’avec détermination et ingéniosité, il est possible de créer des sources de revenus et de garder espoir en un avenir meilleur. Wasingya Nestor