Economie Kanyabayonga : un passage à l’an 2026 sous le signe de la morosité économique Admin Admin4 janvier 20260237 views Dans le sud du territoire de Lubero, plus précisément au sein de la commune et du groupement de Kanyabayonga, les festivités de fin d’année se sont déroulées dans le calme, sans aucun incident majeur. Toutefois, une forte timidité a marqué l’ambiance dans les lieux habituellement les plus animés de la cité. Des parkings de motos à la piste de vente d’ananas, en passant par les boutiques d’ordinaire très fréquentées, les clients se font rares. Une baisse d’affluence surprenante selon les marchands, qui précisent pourtant que les prix n’ont pas augmenté. Peu de mouvements, des motards qui trainent à côté de leurs motos à l’atttente des clients invisibles, boutiques ouvertes avec un minimum d’engouement, des étalages des fruits et autres denrées avec des doutes d’achat suite à la crise « La circulation monétaire est très faible à ces jours. Depuis le matin, nous sommes ensoleillés ici sans espoir d’avoir des clients. Vraiment, nous ne savons plus quoi faire. Aujourd’hui, tout le monde s’acharne contre la crise », a laissé entendre un taximan moto. De leur part, les vendeuses de fruits vivent une autre réalité. « Notre façon de vendre aujourd’hui a diminué d’intensité. Comparativement aux jours passés, il n’y a pas des clients en cette période des fêtes. Tant mieux l’année dernière, celle-ci s’annonce avec une crise ». Certains commerçants qui vendent des produits de première nécessité, se sont contentés de la vente seulement du riz, de l’huile, comme le témoigne Romus, boutiquier au centre commercial dans le groupement Kanyabayonga, affirmant une très bonne satisfaction. « Ils sont en train d’acheter comme pendant les autres jours de fête. C’est le même rythme. Je ne trouve pas de changement. Les articles qu’ils achètent en grande quantité sont notamment : du riz, de l’huile, le spaghetti et la tomate … Je tiens à féliciter mes clients », renseigne-t-il. Signalons que ces journées de fête se déroulent dans une atmosphère inhabituellement calme, jusque dans les bars où la musique s’est tue dès 18h30. Face à ce silence précoce, les observateurs s’interrogent : s’agit-il d’un sens des responsabilités nouvellement acquis par la population ou du signe d’une résilience économique affaiblie ? Une question qui anime les débats entre économistes et sociologues locaux. Lucifer Shahuku