Assistance Humanitaire Kitshanga : les humanitaires face au double piège de l’insécurité et des routes délabrées Admin Admin23 février 2026082 views À Kitshanga, dans la chefferie de Bashali, l’accès humanitaire demeure préoccupant pour les organisations humanitaires, en raison de l’insécurité persistante qui affecte plusieurs zones environnant la cité. Selon Salomon Rwabiti, coordonnateur terrain de l’organisation IJENTREDE (Initiatives, jeunes, entrepreneuriat, dévéloppement, Ndlr), l’insécurité et l’impraticabilité des routes constituent les principaux obstacles à l’intervention humanitaire dans certaines localités, où les besoins des populations restent importants. Malgré ces difficultés, des efforts sont déployés afin d’apporter une assistance aux communautés affectées. Selon ce coordonnateur, les organisations humanitaires traversent une période difficile dans l’accomplissement de leur mission sur certains axes en conflit. L’accès humanitaire devient de plus en plus complexe pour répondre favorablement aux besoins des populations victimes, aujourd’hui, dépourvues de tout. Salomon Rwabiti cite notamment l’insécurité persistante ainsi que l’impraticabilité de certaines routes comme principaux facteurs d’inaccessibilité dans ces zones. « Pour acceder aux zones où nous intervenons, nous nous renseignons d’abord s’il y a la securité. À part ça, nous travaillons avec la communauté qui nous accompagne et grâce à cette conjugaison, nos projets sont réalisés. Dès qu’il y a le calme qui revient, nous cherchons comment parcourir et atteindre nos bénéficiaires. Même s’il y a l’impraticabilité des routes, parfois, nous marchons à pieds afin de sauver des vies humaines », explique Salomon Rwabiti. Ce responsable humanitaire ajoute que, malgré ces difficultés, des mécanismes palliatifs sont mis en œuvre par les organisations afin de parvenir à satisfaire les attentes des populations bénéficiaires. Il affirme que le travail en collaboration avec les communautés locales, constitue l’un des moyens favorisant l’accès dans ces zones. « Le problème que nous avons dans notre travail, c’est l’insécurité grandissante dans des milieux où nous intervenons. Vous savez que la fois passée, il y a eu les hostilités et là, ça a freiné nos activités. Parfois, on pouvait proposer à aller mener les activités mais on serait bloqués par l’insecurité dans des milieux voisins de Kitsanga. Je vais parler aussi de l’impraticabilité des routes parce que les routes que nous avons actuellement ne sont pas praticables », s’est-il lamenté. Depuis l’éclatement des conflits dans la région de Kitsanga, certaines zones restent privées d’assistance humanitaire, ce qui accentie la vulnérabilité des populations dans le besoin d’aide. Simeon Thetradon