Masisi : le marché central manque toilettes et poubelles

Au marché central de la commune rurale de Masisi, la question des installations hygiéniques demeure préoccupante. Plus de sept mois après l’alerte lancée par le président du marché sur l’absence de toilettes et de poubelles publiques, la situation continue de susciter des inquiétudes parmi les usagers et les riverains.

À quelques mètres du marché central, chez Christophe Kakule, vendeur de boissons communément appelées « Mandal », l’ambiance est animée. La majorité de ses clients sont des usagers du marché. Mais derrière cette affluence se cache une difficulté quotidienne.

Selon lui, de nombreuses personnes en provenance du marché, utilisent régulièrement ses installations hygiéniques, faute de toilettes publiques dans l’enceinte du marché. Il explique que certains se présentent comme des clients, mais profitent surtout de l’occasion pour accéder à ses toilettes. Cette situation entraîne une pression constante sur ses infrastructures privées.

Christophe Kakule précise également que la construction d’une nouvelle toilette est devenue compliquée. Il ne dispose plus d’espace suffisant sur sa parcelle pour aménager une autre installation sanitaire.

De son côté, Muhindo Moa, leader communautaire, déplore l’absence de poubelles et de toilettes publiques dans ce grand marché. Il appelle les autorités à doter le marché d’infrastructures adaptées, notamment des poubelles publiques, des toilettes publiques et des dispositifs de lave-mains. Selon lui, ces mesures pourraient contribuer à prévenir des maladies d’origine hydrique telles que le choléra.

Il invite également les commerçants à respecter les principes d’hygiène, en veillant à balayer leurs espaces et à se laver les mains avant de manger ou de servir les clients.

Depuis sa création, le marché central de Masisi centre n’a jamais été doté d’installations sanitaires ni de poubelles publiques. Sur place, les préoccupations restent vives et les appels à une intervention des responsables concernés se multiplient, dans l’espoir d’améliorer les conditions d’hygiène au sein de ce lieu public.

Samuel Lukuli

Related posts

Masisi : la vente illégale du Plumpy’Nut met en danger la santé des populations

Nord-Kivu : vacciner pour protéger, un rempart contre la paralysie infantile

Santé à Kayna : le combat quotidien du centre Vuvugho pour rester ouvert