Kiwanja : la nouvelle variété de manioc qui redonne espoir aux agriculteurs

À Kiwanja et dans ses périphéries, en territoire de Rutshuru, des agriculteurs bénéficiaires d’une nouvelle variété de manioc fournie par l’organisation Centre de développement rural de Kibututu (CEDERU/KIBUTUTU) bénéficient d’un accompagnement technique pour améliorer leurs pratiques agricoles.

Cet encadrement vise notamment à favoriser une bonne exploitation de cette variété, présentée par un bénéficiaire comme pouvant être récoltée après six à huit mois. Toutefois, le manque de terres cultivables et l’insuffisance des moyens de l’organisation constituent des obstacles au suivi de tous les agriculteurs, particulièrement dans les villages éloignés du groupement de Busanza.

Après la distribution des semences, CEDERU KIBUTUTU assure un suivi technique des bénéficiaires afin de les orienter dans la préparation des champs et les pratiques culturales adaptées à cette nouvelle variété de manioc.

Josaphat Mungumwa, agronome au sein de cette organisation, explique que l’accompagnement commence par l’identification des parcelles et l’évaluation des terrains destinés à la culture.

« Nous voyons d’abord la zone où ils se trouvent, les champs qu’ils ont préparés pour cultiver le manioc, parce qu’il y a d’abord le choix du terrain et les orientations techniques sur la manière de préparer ces terrains », explique-t-il.

L’agronome précise que les caractéristiques des sols varient d’un endroit à un autre. L’encadrement tient également compte des parcelles où les agriculteurs envisagent d’associer le manioc à d’autres cultures, notamment les haricots, le soja et l’arachide.

Cependant, cet accompagnement se heurte à plusieurs difficultés sur le terrain. Certains agriculteurs manquent de terres cultivables pour exploiter pleinement les semences reçues. De son côté, l’organisation dispose de moyens limités pour assurer un suivi régulier de tous les bénéficiaires, en particulier ceux qui vivent dans les villages éloignés du groupement de Busanza.

Malgré ces contraintes, certains agriculteurs nourrissent de l’espoir quant aux avantages de cette nouvelle variété. Un bénéficiaire, qui affirme avoir reçu les semences de CEDERU KIBUTUTU il y a environ un an, indique avoir baptisé cette variété « Kinga Njaa », une expression qu’il associe à l’espoir de lutter contre la faim.

Selon son témoignage, cette variété présente l’avantage d’avoir un cycle de récolte relativement court, estimé entre six et huit mois. Cette caractéristique pourrait intéresser les agriculteurs à la recherche de moyens pour améliorer leur production et répondre aux besoins alimentaires de leurs ménages.

À Kiwanja et dans ses périphéries, l’accompagnement technique assuré par CEDERU KIBUTUTU constitue un appui pour les agriculteurs qui expérimentent cette nouvelle variété de manioc.

Si les bénéficiaires espèrent en tirer des avantages pour leur production agricole et la sécurité alimentaire de leurs ménages, les difficultés d’accès aux terres et l’insuffisance des moyens de suivi restent des défis à relever. L’efficacité de cette initiative dépendra notamment de la capacité à renforcer l’encadrement des producteurs et à faciliter l’exploitation des semences dans les différentes localités concernées.

Sophie Mavuta

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