Lubero : l’Institut Kimemi reconstruit deux salles de classe détruites par les intempéries

Deux mois après l’effondrement de deux salles de classe de l’Institut Kimemi à la suite des vents violents du 14 mars dernier, l’établissement scolaire amorce progressivement sa reconstruction.

Grâce à l’autofinancement de l’école et à l’appui d’un bienfaiteur, les travaux de réhabilitation ont déjà atteint l’étape de l’élévation des murs et de la toiture. Une avancée saluée par les élèves et les enseignants, même si plusieurs besoins restent encore à couvrir avant la reprise normale des cours dans ces salles.

À l’entrée de l’Institut Kimemi, dans le territoire de Lubero, deux nouvelles salles de classe attirent désormais l’attention. Les murs sont déjà élevés et la toiture entièrement renouvelée avec des tôles neuves. Toutefois, les travaux ne sont pas encore achevés, les portes, fenêtres et certains matériaux de finition manquant encore à l’appel.

Selon Kombi Sivaanzana Jacob, proviseur de l’établissement, cette reconstruction a été rendue possible grâce aux efforts internes de l’école et au soutien d’un bienfaiteur ayant préféré garder l’anonymat.

« Pour ce qui est des fonds, c’est l’école qui a donné un grand pourcentage. Comme nous avons un compte réservé à la construction, nous y avons puisé quelques fonds. Et comme l’école avait des arbres, nous avons cherché des scieurs afin d’avoir les chevrons pour renouveler la charpente », explique-t-il.

Cette initiative intervient après le plaidoyer mené par le bulletin Habari za Mahali à la suite des dégâts causés par les pluies diluviennes accompagnées de vents violents du 14 mars 2026. Ce jour-là, les deux salles de classe avaient été gravement endommagées en pleine leçon, sans toutefois provoquer de pertes humaines.

Du côté des apprenants, la reconstruction suscite déjà un sentiment d’espoir et de satisfaction. Muloverya, élève en deuxième année pédagogique générale, estime que les nouvelles infrastructures offriront de meilleures conditions d’apprentissage.

Malgré ces avancées, les responsables de l’école reconnaissent que les défis restent importants. Le proviseur indique que plusieurs matériaux de construction font encore défaut pour finaliser complètement les travaux.

« Dans deux mois seulement, l’école n’était pas en mesure d’élever les murs, confectionner la charpente et tôler. Comme nous sommes en campagne, le taux d’insolvabilité bat record. Le besoin est encore énorme car il nous faut près de deux mille briques que nous n’avons pas encore trouvées », ajoute-t-il.

Face à cette situation, l’Institut Kimemi continue de solliciter l’appui des personnes de bonne volonté afin de permettre aux élèves de retrouver rapidement un cadre d’étude adéquat.

La reconstruction des deux salles de classe de l’Institut Kimemi témoigne de la solidarité et de l’engagement de la communauté éducative face aux conséquences des catastrophes naturelles.

Bien que les travaux aient déjà considérablement avancé grâce à l’autofinancement et au soutien d’un bienfaiteur, l’établissement a encore besoin d’un accompagnement supplémentaire pour achever le chantier et garantir aux élèves de meilleures conditions d’apprentissage.

Jonas Kitambala

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