Luofu : l’ombre d’une famine après des pluies dévastatrices

Dans le sud du territoire de Lubero, les pluies abondantes qui s’abattent ces derniers jours plongent les agriculteurs dans une profonde inquiétude. À Luofu, plusieurs champs situés dans les vallées sont aujourd’hui inondés, entraînant la destruction progressive des cultures. Une situation préoccupante qui laisse présager une insécurité alimentaire dans la région.

Sur le terrain, les témoignages des agriculteurs traduisent une détresse réelle. Dans la vallée de Kikungu, Kayakimwe Kalisya Ernestine et Kahambu Mbweki, rencontrées sous une pluie battante, décrivent l’ampleur des dégâts causés par les eaux. Abritées chacune sur une rive, elles racontent comment leurs cultures sont progressivement anéanties.

La petite rivière Kakungu, sortie de son lit à la suite des fortes pluies, inonde les champs environnants. Haricots, pommes de terre, tarots : aucune culture n’est épargnée. Les semences pourrissent sous terre, les plantes fanent et les récoltes s’annoncent catastrophiques. Malgré les tentatives de canalisation pour évacuer l’eau, les efforts des agriculteurs restent sans succès.

Face à cette situation, les cultivateurs redoutent une famine imminente. Ils lancent un appel pressant aux organisations humanitaires afin de bénéficier de semences adaptées, capables de résister à l’excès d’eau durant les saisons pluvieuses.

À quelques kilomètres de là, vers l’est de Luofu, la rivière Luholu présente le même tableau alarmant. Son débordement a non seulement inondé les champs, mais aussi emporté certaines cultures, aggravant davantage la vulnérabilité des agriculteurs locaux.

La situation à Luofu illustre les effets dévastateurs des aléas climatiques sur l’agriculture locale. Sans intervention rapide, notamment en appui technique et en semences adaptées, le risque d’une crise alimentaire devient de plus en plus réel. Les agriculteurs, déjà fragilisés, attendent des solutions urgentes pour préserver leurs moyens de subsistance et assurer leur sécurité alimentaire.

Emmanuel Fundi

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