Société Rutshuru : le travail des bouchers affecté par la crise socio-économique à Kiwanja Admin Admin13 novembre 20250329 views La crise socio-économique et sécuritaire affecte les activités des bouchers de la cité de Kiwanja dans le territoire de Rutshuru. Il y a plus de deux ans, près de 10 vaches étaient chaque fois abattue à l’abattoir de la cité de Kiwanja. Aujourd’hui, il est difficile d’atteindre 3 ou 4 vaches le jour. Pour cause, les défis lors de l’approvisionnement et la crise dans les ménages de consommateur qui ne facilitent pas l’écoulement de la viande. Shamamba Samson, vice-président des bouchers de Kiwanja évoque à titre d’exemple, la surtaxation par les services locaux. « Auparavant, nous payons le frais de route de la vache à 5 dollars mais actuellement, c’est 20 dollars. Ça devient un coup très dur qu’auparavant, et il y a une grande différence pour que la vache arrive ici. Mais aussi, la clientèle diminue parce que la vente ou consommation est minime contrairement aux années passées où à l’abattoir, on abat même de dizaines de vaches mais à l’instant, nous abattons 3, 4 ou 5 vaches. Non, ce n’est plus comme auparavant », a-t-il fait savoir. L’approvisionnement de ces bêtes se fait à partir des groupements Jomba et Kisigari. Les bouchers sont obligés de récupérer leurs bêtes achetées et les ramener jusque dans la cité. Ils font cependant face à l’instabilité du taux de change lors de l’achat des bêtes. « Nous achetons, d’autres partent à Bunagana et les autres à Kabaya. Les gens de Kabaya les transportent jusqu’à Rubare et nous, nous les récupérons là-bas. Les difficultés que nous rencontrons, c’est l’instabilité monétaire. Quand nous baissons le prix de la viande alors que le taux de dollar était entre 23 et 24, encore le taux monte à 28 », explique Emmanuel Le Géant, Un de grands Bouchers de la cité. Il y a plus de deux ans, l’abattoir de la cité de Kiwanja recevait plus de 10 vaches par jour. La crise socio-économique et sécuritaire, l’instabilité du taux de change sur les marchés ont affecté cette activité pourtant rentable, et pratiquée par la plupart de familles de cette agglomération. Dieu-Merci Mumbere