Rutshuru : les agriculteurs se plaignent de la baisse du prix d’achat des produits vivriers

Plusieurs agriculteurs de Kiwanja, en territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, haussent le ton contre la baisse du prix d’achat des produits agricoles, instaurés par les acheteurs revendeurs grossistes.

À les en croire, les prix affichés par les grossistes, ne couvrent non seulement pas les dépenses effectuées lors des travaux champêtres, mais aussi les besoins managers. En cette période, le prix de haricot est fixé à 2000 FC pour des variétés ordinaires, alors que le pigeon vert et Mamadou se discutent à 3000 FC.

« Ces prix ne méritent pas parce qu’évacuer la récolte dans le champ est un long processus. Il y a beaucoup de dépenses. Sarcler, flageler et les évacuer est un long processus », expliquent ces agriculteurs.

Ces derniers jugent ces prix insignifiants. Ils estiment que ces prix devraient être revus à la hausse pour qu’ils se retrouvent davantage.

« Qu’ils haussent le prix de Mamadou, tant mieux à 10 000 FC. Là, tu peux te retrouver davantage. D’ailleurs, qu’on utilise l’ancienne cuvette Kenya. Si c’était cette ancienne mesurette, ça pourrait être mieux mais avec ces grandes cuvettes, il n’y a rien de profit », insistent-ils.

Pour la Coopérative des vendeurs des produits agricoles (COOCVEPA), le prix devrait être fixé en tenant compte de toutes les dépenses engagées jusqu’à la vente.

« Le prix est fixé selon le constat observé sur le marché où nous revendons. Aujourd’hui, nous avons deux marchés : Goma et Butembo, surtout Goma. Lorsqu’on arrive sur le marché, on fait le calcul de toutes les dépenses effectuées, et on met une marge qui ne dépasse pas 1 à 2$ », a laissé entendre Muhindo Kassay Martin, vice-président de COOCVEPA.

Soulignons que cette situation s’observe suite à la forte production pendant cette saison culturale dans plusieurs bassins de productions agricoles de Rutshuru, sans aucune influence de marché extérieur.

Vianney Watsongo

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