Economie Rutshuru : les AVEC peinent à relancer Admin Admin14 janvier 20260176 views À Kiwanja dans le territoire de Rutshuru, plusieurs Associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) ont du mal à relancer leurs activités pour l’année 2026. Pour cause, la crise économique, l’insécurité et les crédits non remboursés en 2025 qui pèsent encore sur les caisses et sur les membres. Dans ces AVEC, beaucoup de personnes n’arrivent plus à épargner en raison non seulement du manque d’argent, mais aussi et surtout des charges familiales, ce qui affaiblit les fonds communs et ralentit la reprise normale des activités. Après l’évaluation de la saison 2025, plusieurs associations reconnaissent que les défis restent nombreux. À l’AVEC Furahini, sa présidente Francine Nyarubuo explique que les difficultés de la vie quotidienne empêchent les membres d’épargner correctement, car chacun doit d’abord s’occuper de sa famille et de ses besoins essentiels. Elle précise que certains membres essaient de fournir des efforts, mais n’arrivent toujours pas à dépasser deux flèches. Une situation qui montre à quel point la crise touche les ménages malgré leur volonté de participer. Pour faire face à cette réalité, l’AVEC Furahini prévoit de mettre l’épargne collectée en commun afin de soutenir en priorité les membres les plus vulnérables, et de leur permettre de lancer de petites Activités génératrices de revenus pour qu’ils puissent se développer. La même situation est observée dans d’autres associations de Kiwanja. À l’AVEC Upendo, l’un des cadres, Bizimana Kasonzu Innocent indique que les principaux problèmes de 2025 venaient des emprunts pris par les membres sans remboursement à cause du manque d’argent, de l’insécurité et d’autres difficultés qui ont affaibli la caisse du groupe. Il explique aussi que les anciennes méthodes de gestion des crédits n’étaient pas adaptées aux règles des AVEC. Bizimana Kasonzu renseigne que des sommes importantes ont été remises à des membres qui n’avaient pas assez de flèches pour les justifier, ce qui a causé beaucoup de pertes. L’association a décidé de respecter les critères, en commençant par de petits montants comme 100 000 francs afin d’observer la capacité de remboursement, avant d’accorder des sommes plus élevées, une façon d’éviter de répéter les erreurs du passé. En plus de ces difficultés internes, plusieurs AVEC de Kiwanja n’arrivent pas à recruter de nouveaux membres, car la crise économique qui touche le territoire de Rutshuru, limite la capacité de la population à épargner et à s’engager. Malgré tout, les responsables espèrent qu’avec une meilleure gestion, plus de discipline dans les remboursements et une amélioration progressive de la situation économique, ces associations pourront retrouver leur rôle essentiel dans le développement communautaire. Faustin Tumaini