Education Rutshuru : les élèves confrontés à des risques environnementaux à Binza Admin Admin11 octobre 20250249 views Des élèves et écoliers de différentes écoles du groupement Binza, en territoire de Rutshuru, se retrouvent confrontés à des risques environnementaux, notamment aux intempéries. Ces enfants étudient dans des bâtiments en état de délabrement, exposés au soleil et à la pluie et aux risques incalculables, dans des salles dépourvues de toitures, sans endroit où s’asseoir, impactant sur leur apprentissage. À l’établissement primaire Kirumba, une école non conventionnée, par exemple, les élèves étudient dans des bâtiments à haut risque d’écroulement, avec des classes pléthoriques sans bancs ni pupitres, la plupart étudient à même débout, par terre pourvu qu’ils apprennent. La Directrice de cette école, Antoinette Kabanza craint une catastrophe qui pourrait survenir, si rien n’est fait et demande une assistance aux hommes et aux femmes de bonne volonté pour sauver ses apprenants vulnérables. « Les élèves étudient dans de mauvaises conditions. De ma part, je dirais que ce n’est pas de ma faute, c’est le manque des moyens pour sauver cette situation. Moi aussi, je suis déstabilisée et les enseignants et les écoliers. Donc, nous vivons le calvaire, par la grâce de Dieu. Sinon, le bâtiment n’est pas bon pour les écoliers. Ça peut risquer de nous causer un accident. Si nous pouvons avoir de personnes de bonne volonté, qui peuvent nous venir en aide par la construction de ce bâtiment », s’est alarmée madame Antoinette Kabanza. De l’autre côté, le Complexe scolaire La Croyance qui organise l’option nutrition, ses élèves suivent cours dans des classes à ciel ouvert. Quand il pleut, c’est une débandade. « Quand il pleut, nous manquons comment nous positionner, surtout pour la classe de la première année technique de la nutrition. C’est très compliqué. Les enfants manquent où mettre leurs objets. Nous ne savons pas vraiment comment nous tenir quand il pleut. Vu la situation de nos bâtiments, quelquefois quand il pleut, les enfants se coincent dans des coins qui sont encore en bon état. Et quand il cesse de pleuvoir, les activités redémarrent à la normale », a laissé entendre Katembo Ngoko, Préfet d’études du Cs La Croyance. Il sied de signifier que plusieurs écoles privées que publiques du groupement de Binza sont dans un état de délabrement très avancé, et nécessitent de réhabilitation pour subvenir à l’attente des studieux. Moïse Mukitsama