Santé à Kayna : le combat quotidien du centre Vuvugho pour rester ouvert

Dans un contexte marqué par des crises sécuritaires et économiques récurrentes, les structures sanitaires de la zone de santé de Kayna sont mises à rude épreuve. À Kanyabayonga, le centre de santé Vuvugho illustre cette réalité en s’efforçant d’assurer la continuité des soins malgré des moyens limités et des conditions de travail précaires.

Implanté dans le quartier Kyatimba, en commune de Kanyabayonga, le centre de santé Vuvugho fait face à d’importantes difficultés de fonctionnement. Selon l’infirmier titulaire adjoint, Puluku Mupenda, l’absence de partenaires d’appui constitue un obstacle majeur. La structure dépend principalement des contributions des patients, des ressources largement insuffisantes pour couvrir les besoins sanitaires de la population.

À ces contraintes financières s’ajoutent des problèmes récurrents d’approvisionnement en médicaments. Les ruptures fréquentes de stock compliquent la prise en charge des malades, exposant davantage les patients à des risques sanitaires. Par ailleurs, le manque d’équipements adéquats et les difficultés liées à leur entretien affectent la qualité des services offerts.

Face à cette situation, un appui urgent en médicaments, en équipements et en financement s’avère indispensable. Le responsable adjoint lance ainsi un appel aux organisations humanitaires afin de venir en aide à cette structure sanitaire qui joue un rôle crucial dans la prise en charge des populations locales.

Au-delà des besoins immédiats, le renforcement de la résilience du système de santé apparaît comme une priorité. Cela passe notamment par une meilleure gestion du personnel, une chaîne d’approvisionnement plus fiable et un renforcement des partenariats entre les autorités sanitaires et les acteurs humanitaires.

Malgré les nombreux défis, le centre de santé Vuvugho continue de faire preuve de résilience pour répondre aux besoins de la population de Kanyabayonga. Toutefois, sans un soutien accru et des solutions durables, cette capacité d’adaptation risque de s’essouffler. Une mobilisation des partenaires s’impose pour garantir un accès continu et de qualité aux soins de santé dans cette région fragilisée.

Augustin Tsongo

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