Agriculture Terres noyées, vies brisées : le calvaire des cultivateurs de Masisi face aux pluies Admin Admin26 mars 2026088 views Dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, les activités agricoles sont fortement perturbées par des pluies diluviennes qui s’abattent depuis plusieurs semaines sur la région. Cette situation inquiète les agriculteurs locaux, dont les champs sont régulièrement inondés, compromettant ainsi les récoltes et aggravant les conditions de vie déjà précaires. Selon plusieurs cultivateurs de Masisi Centre, ces intempéries ont entraîné une destruction importante des cultures. François Nsimire, agriculteur du village Kauma dans le groupement Bapfuna, témoigne de la gravité de la situation. Propriétaire d’un champ de haricots, il affirme que les pluies torrentielles détruisent systématiquement ses cultures, mettant en péril sa principale source de revenus. Face à cette catastrophe naturelle, certaines initiatives locales sont envisagées pour limiter les dégâts, bien que les moyens restent insuffisants. Outre les pertes agricoles, les conséquences des pluies se font également sentir sur les infrastructures routières. Fidèle Kitsa, conducteur de moto taxi, souligne la dégradation avancée de l’axe Sake–Masisi Centre–Walikale. Les nids-de-poule, les bourbiers et les éboulements de terre rendent la circulation difficile, ralentissant le transport des produits agricoles vers les marchés et compliquant le quotidien des habitants. Cette perturbation du calendrier agricole a des répercussions directes sur l’économie locale. Sur les marchés de Masisi, les prix des légumes et de plusieurs denrées alimentaires connaissent une hausse vertigineuse, conséquence de la baisse de production et des difficultés d’acheminement. Face à cette crise, les agriculteurs de Masisi appellent à des solutions urgentes pour protéger leurs cultures et réhabiliter les infrastructures routières. Sans interventions rapides et efficaces, la situation pourrait s’aggraver, menaçant davantage la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations locales. David Malinga