Lubero : des coopératives agricoles équipées par le CICR

Dans les agglomérations de Tama-Itala, en territoire de Lubero, plusieurs associations agricoles viennent de franchir une étape importante vers leur autonomisation. Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a procédé à la remise de moulins à ces structures partenaires, en appui à leurs efforts dans la multiplication des semences de boutures de manioc.

Au total, cinq moulins ont été distribués à différentes coopératives agricoles ayant collaboré avec le CICR dans ce projet. Il s’agit notamment de la COOPALU de Luofu, du SYDIP de Luofu, de la coopérative Baraka de Kataro, de SIJIFEMCO de Bunama ainsi que de l’ISPRON de Mitero.

Selon David Kaposho, représentant de la COOPALU Luofu, ces équipements visent à améliorer les conditions de vie des communautés locales. Il précise que ces moulins constituent de véritables unités de transformation destinées à valoriser la production agricole, notamment le manioc. Il souligne également que chaque coopérative devra s’impliquer dans la gestion et la pérennisation de ces installations.

De son côté, Robert Mrimuka, communicateur du CICR, indique que cette dotation s’inscrit dans la continuité du projet de multiplication des boutures de manioc. L’objectif est de permettre aux associations bénéficiaires de devenir autonomes après avoir accompli leur mission dans ce programme.

Cependant, certains bénéficiaires attirent l’attention sur les exigences techniques liées à l’utilisation de ces équipements. Wasingya Karvante, représentant de la coopérative Baraka de Kataro, souligne que ces moulins nécessitent une attention particulière, notamment en raison de leur forte consommation en eau comparativement aux moulins traditionnels.

La remise de ces moulins marque une avancée significative dans le renforcement des capacités des associations agricoles de Lubero. En favorisant la transformation locale des produits agricoles, le CICR contribue non seulement à l’autonomisation de ces coopératives, mais aussi à l’amélioration des conditions de vie des populations bénéficiaires. La réussite de cette initiative dépendra toutefois de la gestion durable et efficace de ces équipements par les communautés elles-mêmes.

Faustin Nzenze

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