Face à la pauvreté et à l’insécurité alimentaire, des femmes de Nyamilima s’organisent pour trouver des solutions durables. Réunies au sein de l’association des jeunes pour lutter contre la pauvreté (AJeLP), près d’une centaine de femmes, dont des retournées, se consacrent depuis 2024 aux activités de culture maraîchère. Une initiative qui contribue non seulement à nourrir les ménages, mais aussi à renforcer la résilience communautaire.
Dans les champs de Nyamilima, l’activité est bien visible. Regroupées en cinq équipes, environ 100 femmes travaillent quotidiennement la terre pour produire différents légumes. Tomates, choux, poireaux et autres cultures vivrières constituent l’essentiel de leur production.
Selon les témoignages recueillis sur place par le Bulletin Habari za Mahali, cette activité a profondément amélioré les conditions de vie des bénéficiaires.
« Depuis 2024 jusqu’à aujourd’hui, nous poursuivons ces activités. Nous sommes organisées en groupes pour mieux suivre notre travail », explique l’une des membres.
Au-delà de la production agricole, ces cultures jouent un rôle crucial dans l’alimentation des familles. Les femmes affirment que disposer de légumes permet de répondre aux besoins quotidiens des ménages et de lutter contre la malnutrition, notamment chez les enfants.
« Quand nous avons des légumes, nous n’avons plus de soucis pour nourrir les enfants. Et une partie de la récolte peut être vendue pour acheter du savon, du sel ou de l’huile », témoignent-elles.
Le soutien de l’AJeLP est également déterminant dans la réussite de ce projet. L’association accompagne ces femmes en facilitant l’accès aux terres cultivables, en fournissant des semences ainsi que des produits phytosanitaires. Cet appui logistique permet aux bénéficiaires de maintenir et de développer leurs activités agricoles dans de meilleures conditions.
Ainsi, le maraîchage apparaît comme un levier efficace de lutte contre la précarité dans cette zone. Ce programme, l’un des axes majeurs de l’AJeLP basée à Nyamilima, s’inscrit dans une dynamique de résilience face aux défis alimentaires auxquels la population est confrontée.
À Nyamilima, l’engagement des femmes dans le maraîchage illustre une réponse concrète à l’insécurité alimentaire et à la pauvreté. Grâce à leur détermination et à l’appui de l’AJeLP, elles parviennent à nourrir leurs familles tout en générant des revenus. Une initiative porteuse d’espoir, qui démontre que l’autonomisation des femmes peut être un moteur essentiel du développement local.
Jean Harerimana Sesore
