Au moins 6 901 ménages soit plus de 35 000 personnes, dont de déplacés, retournés et familles d’accueil ont bénéficié d’une aide en cash de l’organisation Mercy corps dans le groupement de Kanyabayonga, chefferie de Bwito dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.
Cette réponse fait suite à une alerte lancée par OCHA sur la situation humanitaire de ces personnes. L’aide fournie par Mercy corps s’est déroulée entre le 22 et le 26 septembre au stade Tata Sengemoja à Burangiza, où sont érigés des marchés temporaires pour l’achat des produits de première nécessité.
À en croire M. Djeroh Patrick, manager Cash chez Mercy corps, la distribution a été faite en fonction de catégorie et taille des menages, et le montant versé devrait couvrir les besoins ayant trait à la vie, à la santé et à l’éducation.
Djeroh Patrick insiste sur l’usage à bon père de famille de l’aide par ces déplacés, retournés et familles d’accueil, mettant l’accent sur les besoins prioritaires. « Nous demandons aux bénéficiaires de gérer rationnellement l’aide reçue pour qu’elle couvre effectivement leurs besoins évalués », insiste-t-il.
Cette assistance a été vivement saluée par les bénéficiaires. « Je suis très heureuse. Je vais acheter des tôles, payer les fais scolaires et les soins médicaux de mes enfants », a lâché une mère de famille, visiblement émue.
Une autre femme à quelques pas de la première, salue cette aide avec des cash. « C’est le cash qui nous aide beaucoup car nous achetons ce que nous voulons », a-t-elle laissé entendre. Calme, un homme, aussi bénéficiaire se projette déjà dans l’usage de cet argent. « Je viens de recevoir de l’argent pour acheter de la nourriture et des vêtements pour mes enfants ».
La zone de Kanyabayonga est particulièrement marquée par l’instabilité et la perte des moyens de substance. Dans ce contexte difficile, l’aide humanitaire reste essentielle pour la survie de ces communautés rurales.
Signalons ici que cette assistance a été intervenue dans le cadre du projet SAFER (Assistance stratégique pour une réponse d’urgence), financé par le FCDO, ECHO et la SDC.
Lucifer Shahuku
