Home AgricultureLubero : les agriculteurs appelés à diversifier leur culture face à la baisse du prix du Manioc

Lubero : les agriculteurs appelés à diversifier leur culture face à la baisse du prix du Manioc

by Admin Admin
0 comments 2 minutes read

Les agriculteurs du sud du territoire de Lubero, au Nord-Kivu, ont été appelés à diversier leur culture, face à la baisse du prix du manioc sur le marché.

Cet appel est lancé par la Coopérative des producteurs agricoles de Luofu (COPALU) dans un contexte de chute significative du prix du manioc, principale culture de la région.

Un sac de 100 kg de cossettes de manioc se discute entre 25 000 et 35 000 FC soit environ 10 dollars USD, alors qu’il se vendait entre 30 et 40 dollars jadis.

Cette situation penalise des agriculteurs. Kavira Kihundu vit dorénavant dans une précarité, incapable de satisfaire ses besoins primaires.

« Autrefois, le manioc suffisait à couvrir nos besoins. Aujourd’hui, nous vivons dans la souffrance et la tristesse. J’ai vendu sept sacs de cossettes de manioc, mais les bénéfices sont dérisoires. Désormais, la culture du manioc n’est plus rentable pour nous », s’attriste-t-elle.

Mumbere Kinawaya, un autre producteur, parle de son découragement. « Je n’ai pas le goût d’aller déterrer le manioc. En tout cas, il faudrait voir comment revoir à la hausse le prix des cossettes de manioc pour que nous puissions nous retrouver ».

Face à cette situation, Paluku Kaposho David, Président du Conseil d’administration de la Fédération des organisations des producteurs agricoles du Congo (FOPAC) et gérant de la Coopérative des producteurs agricoles de Luofu (COOPALU) conseille de diversifier les cultures.

« Il faudrait que les producteurs agricoles puissent se focaliser sur la pomme de terre, le blé, le maïs, le haricot, le soja, les éleusines, le sorgho, … Ca peut facilement nous ramener de l’argent comme ce sont des cultures qui ne durent pas très longtemps. C’est seulement 4 ou 5 mois pendant que le manioc dure 18 ou 24 mois », conscientise-t-il.

L’organisation ne déconseille pas la culture du manioc, qui reste l’aliment de base de cette partie du Nord-Kivu, mais insiste sur la nécessité de varier les cultures et de privilégier celles qui mûrissent tôt pour contrer la crise.

Volonté Kalindera

You may also like

Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?
-
00:00
00:00
Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00