Le Centre de santé d’Alimbongo, élément vital de la zone de santé éponyme, traverse une période d’extrême difficulté suite aux récents affrontements dans la région.
Situé à près de 50 kilomètres au sud de la commune de Lubero, chef-lieu du territoire de Lubero (Nord-Kivu), cet établissement est désormais partiellement hors service.
Selon Kambale Kavunga, l’Infirmier Titulaire du centre, l’impact des bombardements a été dévastateur : le bâtiment principal abritant les bureaux administratifs, la pharmacie et plusieurs chambres privées a été directement touché.
« Jusque-là, pas encore de réparation car cette structure sanitaire peine de se relever étant donné que son stock en médicaments reste vide », s’est lamenté l’IT.
Dans cette zone, la population traverse des difficultés post affrontements. Comme conséquence, l’infirmier titulaire Kambale Kavunga évoque des conditions de précarité dans la prise en charge des malades.
« Nous fonctionnons dans des conditions difficiles, nous faisons tous nos moyens possibles d’offrir aux malades seulement les soins de soulagement, mais en vrai dire, nous ne travaillons pas selon les normes », fait-il savoir.
Celui-ci renseigne que l’absence de locaux, de médicaments et de lits pour les malades constitue le défi majeur auquel la structure est confrontée.
« Nous avons seulement quatres lits d’observation ayant des matelas où nous observons seulement les malades grabataires. Lorsque le malade commence à se mouvoir, il est directement libéré pour laisser place à d’autres malades », renchérit-t-il.
Pour sauver des vies, Kambale Kavunga lance un cri de détresse auprès des personnes de bonnes volonté pour alimenter le stock de médicaments, et réhabiliter les bâtiments endommagés.
« Nous lançons un appel d’alarme aux Hommes de bonne volonté de nous venir en aide pour trouver les médicaments voire aussi comment réhabiliter notre bâtiment pour une meilleure prise en charge de nos malades.», lance Kambale Kavunga.
Notons que le Bureau central de la zone de santé d’Alimbongo n’est pas épargné : il avait été ciblé et porte encore aujourd’hui des traces d’éclats d’obus. Cette succession de destructions et ces cicatrices permanentes témoignent de la détérioration persistante et alarmante de la situation sanitaire et humanitaire dans toute la zone.
Jonas Kitambala
