Le centre de santé Caritas de Kaseghe, situé dans le sud du territoire de Lubero, au sein de la zone de santé d’Alimbongo, fait face à une importante difficulté depuis plus d’un an : l’absence d’électricité. Depuis le vol de ses kits solaires en juillet 2024, la structure sanitaire fonctionne dans l’obscurité, particulièrement pendant les heures nocturnes. Cette situation complique le travail des équipes soignantes et affecte les conditions de séjour des patients internés.
Le centre de santé Caritas de Kaseghe disposait auparavant de kits solaires qui lui permettaient d’assurer son éclairage. Ceux-ci ont été emportés par des inconnus en juillet 2024, lors d’une période d’insécurité marquée notamment par l’abandon du village par une partie de la population. Les voleurs ont également emporté quelques matelas et des médicaments.
Depuis, le manque d’électricité constitue l’une des principales difficultés auxquelles fait face cette structure sanitaire. Les équipes soignantes affectées aux gardes nocturnes sont régulièrement contraintes de travailler à l’aide de simples lampes torches pour assurer les soins aux patients. Selon Kambale Kavunga, infirmier titulaire du centre de santé Caritas de Kaseghe, cette situation rend les conditions de travail particulièrement difficiles.
« Les difficultés que nous rencontrons actuellement concernent principalement l’éclairage de la structure. Nos kits ont été emportés par des bandits, avec quelques matelas et médicaments. Cependant, notre plus grande difficulté reste l’éclairage. À ce jour, devoir assurer les soins à l’aide d’une simple lampe torche est une situation qui met notre équipe soignante mal à l’aise et rend les conditions difficiles ».
Le manque d’éclairage ne concerne pas uniquement le personnel médical. Les malades internés sont eux aussi directement affectés. Dans les salles d’hospitalisation plongées dans le noir, certains patients doivent se munir de leurs propres lampes pour pouvoir se déplacer, notamment lorsqu’ils doivent se rendre d’une salle à une autre pendant la nuit.
Face à cette situation, le responsable du centre de santé lance un appel aux personnes de bonne volonté ainsi qu’aux partenaires humanitaires afin qu’ils puissent apporter un appui à la structure et lui permettre de disposer à nouveau d’une source d’électricité.
« Si nous pouvions bénéficier de l’aide d’une personne de bonne volonté, cela serait d’un grand soutien pour notre structure et pour la prise en charge des malades. Même avec une batterie de 100 Ah pour pouvoir assurer une bonne prise en charge des patients, surtout pendant les heures nocturnes », plaide Kambale Kavunga.
En attendant une intervention, la lampe torche demeure ainsi un outil indispensable au centre de santé Caritas de Kaseghe. À la lumière de cet équipement rudimentaire, les soignants tentent de poursuivre leur mission et d’assurer la prise en charge des patients durant la nuit. La réhabilitation de l’éclairage apparaît dès lors comme une nécessité urgente pour améliorer les conditions de travail du personnel et garantir davantage de sécurité et de confort aux malades internés.
Augustin Tsongo
