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Kalehe : trois semaines après la rentrée, l’insécurité maintient les écoles de Ziralo fermées

by Admin Admin
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Trois semaines après le début de l’année scolaire 2026-2027, les élèves de plusieurs écoles du groupement de Ziralo, dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu, n’ont toujours pas repris le chemin de l’école, les établissements scolaires dans la sous-division Kalehe 2, restent paralysés.

Cette situation est consécutive aux affrontements entre groupes armés enregistrés depuis le mois d’août dans les hauts et bas plateaux de Ziralo. Ces violences ont provoqué le déplacement de nombreuses familles, y compris des élèves, des parents et des enseignants.

Ces trois semaines sans cours constituent une nouvelle interruption dans le parcours scolaire des enfants de cette région, alors que certains d’entre eux avaient déjà connu des perturbations au cours de l’année scolaire précédente.

Selon des responsables scolaires, l’insécurité persistante empêche encore le retour des enseignants et des familles dans leurs communautés. Dans ces conditions, la reprise des activités scolaires demeure incertaine.

« Les écoles n’ont pas encore repris leurs activités parce que les enseignants et les élèves ne sont pas encore revenus dans leurs milieux à cause de la situation sécuritaire », explique un responsable d’un établissement scolaire de Ziralo.

Pour Machozi Nyamagamba, préfet des études à l’Institut Ruchunda, les conséquences sur les enfants ne datent pas de cette seule rentrée scolaire. Les élèves du groupement de Ziralo subissent, selon lui, les effets des conflits armés depuis l’année scolaire 2025-2026.

Cette succession d’interruptions risque d’accroître leur retard dans les apprentissages, de compromettre leur progression scolaire et, pour certains enfants, d’augmenter le risque d’abandon définitif de l’école. Les déplacements répétés peuvent également rendre plus difficile la réintégration des élèves dans leurs établissements une fois les conditions sécuritaires réunies.

Face à cette situation, les acteurs du secteur de l’éducation appellent à une mobilisation pour permettre aux enfants de reprendre leur parcours scolaire.

« Nous lançons un appel aux organisations non gouvernementales qui interviennent dans le secteur de l’éducation pour qu’elles puissent intervenir en faveur des enfants. Ils ont besoin de retrouver leur droit à l’éducation », plaide Machozi Nyamagamba.

Au-delà de la seule reprise des cours, les besoins portent également sur l’accompagnement des enfants affectés par les déplacements et les violences, afin de limiter les conséquences de ces interruptions sur leur apprentissage et leur avenir scolaire.

Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali », une initiative du consortium RATECO et REMEL-GL avec le soutien de Media4dialogue de la Benevolencija.

Claudel Mbuya

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