À l’occasion de la Journée mondiale de la Radio, célébrée le 13 février de chaque année, le Collectif des radios et télévisions communautaires du Nord-Kivu (CORACON) réaffirme son engagement à utiliser cet outil essentiel pour véhiculer le message relatif à la nécessité d’assister les populations qui traversent des moments difficiles au Nord-Kivu.
C’est par le biais de la radio que le CORACON œuvre à canaliser la voix des communautés durant cette période critique que traverse la province. À travers son bulletin quotidien « Habari Za Mahali », diffusé sur plusieurs radios partenaires émettant à Goma, Nyiragongo, Masisi, Rutshuru et dans le sud de Lubero, l’organisation facilite la transmission des préoccupations de la population vers les acteurs humanitaires, en vue d’une meilleure coordination de l’aide.
Selon Jacques Vagheni, coordinateur du CORACON, plusieurs radios contribuent à la production du bulletin « Habari Za Mahali », grâce auquel la population exprime ses besoins, permettant aux humanitaires d’être informés en temps réel de l’assistance à apporter.
« C’est un bulletin quotidien d’information dans lequel les radios rendent compte de la situation humanitaire, notamment des besoins des populations déplacées ou retournées : besoins en vivres, en soins de santé et dans d’autres domaines essentiels de la vie. La population a de nombreux besoins, y compris en information. Celle-ci circule dans les deux sens : elle éclaire les communautés sur les opportunités d’assistance humanitaire et informe également les acteurs humanitaires sur les besoins réels des populations. Ce bulletin est adapté au contexte et répond à la situation humanitaire telle qu’elle est vécue actuellement », a-t-il expliqué.
Lors d’une séance tenue le 11 janvier 2026 à l’hôtel Congo Uni de Goma avec les journalistes producteurs du bulletin « Habari za Mahali », le CORACON a indiqué que 212 bulletins ont déjà été réalisés dans différents secteurs, dont 54 consacrés à l’assistance humanitaire, 17 à l’agriculture, 43 à l’économie, 55 à la santé et 43 à l’éducation.
Éric Matungulu
