À l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, célébrée le 08 mars à Goma, les femmes vivant avec handicap ont été sensibilisées sur leur droit d’accès à la justice. Réunies au sein de l’Association des Handicapés Physiques Tuungane (AHPT), elles ont mis en avant les défis persistants tout en saluant certaines avancées en matière de reconnaissance de leurs droits.
Placée sous le thème « Promouvoir l’accès à la justice pour la femme handicapée, gage de la paix et de la cohésion sociale », cette activité visait à rappeler aux femmes vivant avec handicap qu’elles jouissent des mêmes droits que tous les citoyens congolais.
Selon le chef de travaux Jacques Akili, ces femmes, souvent victimes de discrimination, doivent être pleinement conscientes de leurs droits fondamentaux. Il a notamment insisté sur leur droit à la vie, à l’accès aux soins de santé, à l’exercice d’activités génératrices de revenus, mais aussi à un procès équitable en cas de litige.
De son côté, Kavira Maombi Marceline, présidente des femmes vivant avec handicap à Goma, a reconnu des progrès notables ces dernières années. Elle a souligné que certaines femmes handicapées prennent désormais la parole en public et participent davantage à la vie sociale.
Cependant, elle a également évoqué des défis majeurs, notamment le manque de moyens financiers qui freine les actions de sensibilisation et de vulgarisation des droits. Elle a lancé un appel aux organisations, en particulier dans le secteur humanitaire, afin qu’un quota soit réservé aux personnes vivant avec handicap pour favoriser leur inclusion et leur autonomisation.
Malgré ces avancées, ces femmes continuent de lutter contre les préjugés sociaux. Elles exhortent la communauté à changer de regard et à reconnaître leur potentiel et leur contribution à la société.
La commémoration de la Journée des droits de la femme à Goma a été une occasion importante de rappeler que l’égalité des droits passe aussi par l’inclusion des femmes vivant avec handicap. Si des progrès sont visibles, des efforts restent à fournir pour garantir un accès réel à la justice et une pleine participation de ces femmes à la vie sociale. Leur combat demeure un enjeu essentiel pour la paix et la cohésion sociale.
Esaie Tsongo
