À l’occasion de la Journée mondiale de l’enfant africain célébrée ce 16 juin, les organisations œuvrant dans la protection de l’enfance à Goma dressent un bilan mitigé de leurs interventions. Dans un contexte marqué par une crise humanitaire persistante, les enfants figurent parmi les premières victimes de l’insécurité, des déplacements de populations et de la précarité grandissante. Malgré des ressources limitées, plusieurs structures locales poursuivent leurs efforts pour apporter assistance et protection aux mineurs vulnérables.
Face à l’ampleur des besoins, les organisations locales adaptent leurs stratégies d’intervention. L’organisation Waza and Act mise notamment sur le renforcement des capacités des familles à travers la promotion de la parentalité positive. Selon sa responsable, Nadine Kasonia, la protection de l’enfant commence au sein du foyer.
« Face au contexte actuel, l’enfant a plus que jamais besoin de protection. Concrètement, en ville de Goma, notre organisation intervient en mettant en valeur l’approche de la parentalité positive », explique-t-elle.
D’autres structures privilégient une prise en charge directe des enfants séparés de leurs familles ou vivant dans des situations de détresse. C’est le cas de l’organisation Mama ni Mama, qui a mis en place un orphelinat afin d’assurer un accueil d’urgence aux mineurs vulnérables.
« Pour soutenir les enfants vulnérables, notre organisation a implanté un orphelinat à Goma. Cela nous permet d’assurer une bonne sécurité alimentaire et un encadrement à ces enfants », indique Julie Nabintu, représentante de l’organisation.
Toutefois, ces initiatives restent confrontées à de nombreux obstacles. Le manque de financement, les difficultés d’accès aux zones touchées et l’insécurité limitent considérablement la portée des interventions. Les responsables des organisations déplorent une insuffisance de moyens qui les empêche de répondre efficacement à l’ensemble des besoins.
« Nous sommes confrontés à un manque criant de ressources nécessaires pour aider tous ces enfants qui sont dans le besoin. Le contexte actuel rend les opérations très difficiles », témoigne Glody Chochi de l’organisation OSPEDU.
Malgré leur engagement sur le terrain, les organisations de protection de l’enfance à Goma peinent à faire face à l’ampleur de la crise humanitaire. À l’occasion de la Journée mondiale de l’enfant africain, elles lancent un appel pressant aux partenaires humanitaires, aux autorités et aux personnes de bonne volonté afin de renforcer l’assistance en faveur des milliers d’enfants affectés par la crise.
Pour ces acteurs, une mobilisation accrue demeure indispensable pour garantir la protection, la sécurité et le bien-être des enfants les plus vulnérables.
Promesse Kakuru
