À moins de deux mois de la rentrée scolaire 2026-2027, l’École primaire Rusayo fait face à une situation préoccupante. Depuis le 16 juin dernier, un vent violent a emporté la toiture de trois salles de classe, laissant une partie de l’établissement dans un état de délabrement. Les responsables de l’école craignent que cette situation ne perturbe les inscriptions et le bon déroulement de la prochaine année scolaire.
Le directeur de l’EP Rusayo, Jean-Pierre Hategekimana affirme que plusieurs démarches ont été entreprises auprès des autorités locales, afin d’obtenir une assistance pour la réhabilitation des infrastructures endommagées. Toutefois, ces appels sont jusqu’ici restés sans suite.
« Nous continuons à frapper à la porte des autorités locales pour qu’elles nous viennent en aide. Malheureusement, jusqu’à présent, notre plaidoyer n’a reçu aucune réponse. La rentrée scolaire approche, et nous nous demandons où nos élèves seront encadrés dès le mois de septembre », a laissé entendre cette autorité scolaire.
Face à cette urgence, le directeur lance un appel aux partenaires techniques et humanitaires intervenant dans le secteur de l’éducation, notamment l’UNICEF, BIFERD, le Fonds social, Mercy Corps, le NRC et d’autres organisations, afin qu’ils apportent leur soutien pour la reconstruction des salles de classe.
« Nous sollicitons l’appui des organisations humanitaires qui œuvrent dans le domaine de l’éducation. Sans leur intervention, nous risquons de ne pas disposer d’espaces suffisants pour accueillir les élèves durant l’année scolaire 2026-2027 », craint-il.
Cette situation n’est pas sans précédent. Au cours de l’année scolaire 2025-2026, les élèves de trois classes concernées avaient déjà été contraints de suivre les cours dans une église protestante de la 8ᵉ CEPAC Rutsiro, faute d’infrastructures adaptées. Selon les responsables de l’école, cette solution provisoire a affecté les conditions d’apprentissage et le rendement scolaire des élèves.
À l’approche de la rentrée scolaire, l’EP Rusayo attend une intervention rapide des autorités et des partenaires du secteur de l’éducation. Sans une réhabilitation urgente des salles de classe détruites, de nombreux enfants risquent une nouvelle fois d’étudier dans des conditions précaires, compromettant ainsi leur droit à une éducation de qualité.
La mobilisation des acteurs concernés apparaît désormais indispensable pour garantir une rentrée scolaire normale à tous ces enfants, qui reprendront d’ici début septembre les cours.
André Sadiki Baraturwango
