La ville de Goma et ses environs sont confrontées à des défis environnementaux majeurs. La mauvaise gestion des déchets, l’abattage incontrôlé des arbres, et une exploitation inappropriée des ressources naturelles menacent non seulement l’équilibre écologique, mais aussi la santé des habitants.
Selon Esther Balibuno, une environnementaliste engagée qui a fait un constat, certaines pratiques courantes mais banalisées, accentuent la destruction de l’environnement.
« Les habitudes qui doivent être abandonnées sont nombreuses parmi lesquelles le fait de brûler les déchets, l’abattage des arbres sans en planter d’autres. En coupant un arbre, nous diminuons la capacité d’absorption du CO2 qui pollue l’air. L’autre élément qui amplifie la pollution de l’environnement, c’est l’usage des plastiques à usage unique. L’usage d’engrais non biodégradables pour l’agriculture et des savons influence négativement la santé humaine, animale et même végétale », a-t-elle insisté.
Face à ces problématiques, Balibuno projette les conséquences à long terme de ces pratiques nuisibles, et appelle à des actions concrètes. Au lieu de rester dans le superficiel, celle-ci préconise des gestes simples, mais efficaces, pour renverser la tendance.
« Les bonnes habitudes à adopter pour diminuer l’impact des effets du changement climatique peuvent être mises en place par n’importe qui et cela de manière durable. Je peux noter ici le réboisement et la protection des forêts qui nous restent, éteindre les ampoules et autres appareils électriques qui ne sont pas utilisés. En troisième lieu, c’est d’assurer un bon tri des déchets et d’éviter au maximum l’usage des plastiques qui ne sont pas écologiques », préconise l’environnementaliste.
L’urgence d’une prise de conscience collective sur ces enjeux environnementaux est manifeste. Chaque citoyen devrait, à l’en croire, s’engager à adopter des pratiques durables pour préserver la santé planètaire et de ses habitants. « Notre milieu de vie a besoin d’un changement, et ce changement commence par chacun d’entre nous ».
Guy Muderhwa
