Dans la commune de Kirumba, située au sud du territoire de Lubero, les capacités de conservation des corps demeurent largement insuffisantes. Avec une population estimée à plus de 100 000 habitants, la cité ne dispose que d’une seule morgue, dont seulement deux chambres mortuaires sont fonctionnelles. Une situation qui suscite l’inquiétude des professionnels de santé, dans un contexte marqué par une vigilance accrue face au risque de propagation de la maladie à virus Ebola.
La morgue du Centre de santé de référence (CSR) de Kirumba ne répond plus aux besoins de la population. En plus des habitants de la commune, elle reçoit régulièrement des dépouilles en provenance des localités environnantes, augmentant ainsi la pression sur cette infrastructure sanitaire.
Selon le Dr Kombi Benjamin, médecin au CSR de Kirumba, cette forte affluence complique la gestion des corps et pourrait poser des défis importants en cas d’augmentation des décès ou de survenue d’une urgence sanitaire.
Face à cette situation, le médecin lance un appel aux autorités sanitaires ainsi qu’aux partenaires humanitaires afin qu’ils renforcent les capacités de la morgue. Il estime qu’un investissement rapide est indispensable pour améliorer les conditions de conservation des corps et garantir une prise en charge conforme aux exigences sanitaires, particulièrement dans un contexte de surveillance renforcée contre Ebola.
De son côté, le gestionnaire de la morgue indique que l’infrastructure a été initialement construite pour accueillir 12 chambres mortuaires. Toutefois, faute d’équipements et d’aménagements suffisants, seules deux chambres sont actuellement opérationnelles, limitant considérablement les capacités d’accueil. L’insuffisance des infrastructures mortuaires à Kirumba met en évidence les défis auxquels le système de santé local reste confronté.
Alors que les autorités poursuivent les efforts de prévention contre la maladie à virus Ebola, le renforcement des capacités de la morgue apparaît comme une nécessité pour garantir une gestion digne et sécurisée des dépouilles et renforcer la préparation aux éventuelles urgences sanitaires.
Origène Musubaho
