Société Kiwanja : le cri de détresse des retournés pour une Pâques sous le signe de la faim Admin Admin4 avril 2026063 views À l’approche de la fête de Pâques, symbole de joie et de renouveau, la réalité est toute autre pour les personnes retournées de la cité de Kiwanja, en territoire de Rutshuru. Entre manque de moyens et conditions de vie précaires, ces familles peinent à se préparer pour cette célébration importante. Sur place, le constat est alarmant et les témoignages poignants. Lors d’une descente effectuée dans la cité de Kiwanja, une habitante retournée a confié au reporter de Habari za Mahali ses difficultés à faire face aux préparatifs de Pâques. Selon elle, les besoins sont nombreux et les ressources quasiment inexistantes. « Mes enfants pourraient manger, s’habiller et être joyeux, mais je n’ai aucune préparation faute de moyens », déplore-t-elle. Comme elle, plusieurs familles vivent dans une inquiétude croissante à l’approche de cette fête, faute de provisions suffisantes. Les produits champêtres, autrefois une source de subsistance, ne permettent plus de répondre aux besoins essentiels. « Nous avons récolté peu, et les prix ont chuté. Ces produits devaient pourtant servir à payer les frais scolaires, la nourriture et les soins médicaux », explique-t-elle. Aujourd’hui, les maisons sont presque vides : ni haricots, ni maïs. L’achat de vêtements pour les enfants ou la préparation d’un repas festif reste un luxe inaccessible. Face à cette situation, une leader locale lance un appel pressant aux personnes de bonne volonté et aux organisations humanitaires. « Nous demandons de l’aide afin que ces familles puissent, elles aussi, vivre dignement cette période », insiste-t-elle. Ce témoignage met en lumière la détresse silencieuse de ces populations vulnérables. Alors que Pâques approche, l’espoir d’une célébration digne reste fragile pour les retournés de Kiwanja. Leur appel à la solidarité résonne comme un cri du cœur face à une précarité persistante. Sans assistance urgente, cette fête risque de se dérouler dans la privation plutôt que dans la joie. Une mobilisation collective apparaît donc indispensable pour redonner espoir à ces familles en difficulté. Faustin Tumaini