Les habitants de nouvelles zones d’extension situées à l’ouest de la cité de Kiwanja, notamment dans le prolongement des quartiers Buturande et Buzito, tirent la sonnette d’alarme face au manque de bornes-fontaines publiques.
Confrontées à de longues distances pour s’approvisionner en eau potable, plusieurs familles sollicitent l’intervention du Comité de maintenance d’eau potable (COMEPO) Kiwanja et de ses partenaires afin de raccorder ces quartiers au réseau d’eau.
Au quartier Buturande, dans une contrée récemment habitée, Kahambu Justine témoigne des difficultés quotidiennes liées à l’absence de points d’eau publics. Selon elle, les ménages sont contraints de parcourir de longues distances pour s’approvisionner en eau potable, une situation qui affecte particulièrement les femmes et les enfants.
Le même constat est fait au quartier Buzito, derrière le complexe scolaire La Source. Kavira Élodie explique que la borne-fontaine la plus proche se trouve à une distance comprise entre un et deux kilomètres de son domicile.
« Les bornes-fontaines sont situées loin de certains ménages, à environ un à deux kilomètres. L’accès à l’eau est donc difficile pour ceux qui habitent loin », déplore un habitant.
Du côté sud-ouest de l’abattoir de Kiwanja, à quelques mètres de l’école primaire La Victoire, Sedrick Mboyo décrit également une situation préoccupante.
« Ici, l’accès à l’eau n’est pas facile, car les bornes-fontaines se trouvent à environ un kilomètre », affirme-t-il.
Face à cette réalité, les habitants demandent au Comité de Maintenance d’Eau Potable (COMEPO) Kiwanja, avec l’appui des organisations humanitaires partenaires, d’étendre le réseau d’approvisionnement en eau vers ces nouvelles zones d’habitation.
« Nous sollicitons COMEPO afin qu’il nous vienne en aide en installant des bornes-fontaines. Notre milieu est en pleine expansion. En collaboration avec ses partenaires, nous lui demandons de tout mettre en œuvre pour le raccordement en eau, notamment du côté de l’abattoir », plaident-ils.
Contacté par notre rédaction, le secrétaire exécutif du COMEPO Kiwanja n’a pas été disponible pour répondre à nos questions.
Selon les habitants, certaines familles vivent dans ces conditions depuis deux à trois ans. D’autres se sont installées dans ces quartiers après avoir quitté des zones déjà desservies en eau potable, en raison du coût élevé des loyers.
En attendant une éventuelle réponse des autorités compétentes et de leurs partenaires, les populations concernées espèrent que leurs préoccupations seront prises en compte afin de faciliter l’accès à une eau potable de proximité.
Isaac Makuta
