À Kiwanja, dans le territoire de Rutshuru, certaines personnes à mobilité réduite refusent de céder à la dépendance. Grâce à des activités génératrices de revenus (AGR), elles parviennent à subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles.
Malgré leur détermination, elles font face à de nombreuses difficultés qui freinent le développement de leurs activités. Elles lancent un appel aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté pour un accompagnement susceptible d’améliorer leurs conditions de vie.
Au quartier Buturande, le long de la Route nationale n°2, Kavugho Médar exerce une activité de vente d’unités prépayées depuis 2025. Grâce aux moyens qu’elle a pu réunir, elle a lancé ce petit commerce avec un objectif précis : assurer son autonomie financière et répondre aux besoins essentiels de sa famille.
Aujourd’hui, elle affirme que son activité évolue progressivement. Les revenus qu’elle en tire lui permettent de subvenir à ses propres besoins ainsi qu’à ceux de trois enfants dont elle a la charge. Bien que modestes, ces résultats témoignent de sa volonté de construire un avenir meilleur malgré son handicap.
Dans la même cité, Kavira Darlene, également personne à mobilité réduite, exerce depuis cinq ans le commerce d’épices et de boissons alcoolisées. Mère de trois enfants, elle reconnaît que son activité lui permet de survivre, mais souligne que les difficultés restent nombreuses. Le manque de capital, les faibles bénéfices et les contraintes liées à son état physique limitent le développement de son commerce.
Face à cette situation, Kavira Darlene lance un appel aux organisations humanitaires ainsi qu’aux personnes de bonne volonté afin qu’elles soutiennent les personnes vivant avec handicap à travers des financements, des formations ou des appuis en matériels pouvant renforcer leurs activités économiques.
Par ailleurs, plusieurs témoignages recueillis à Kiwanja révèlent que de nombreuses personnes à mobilité réduite ne disposent d’aucune activité génératrice de revenus. Faute de moyens de subsistance, certaines sont contraintes de parcourir les boutiques et les commerces de la cité pour solliciter l’assistance de la population.
Les parcours de Kavugho Médar et de Kavira Darlene illustrent la résilience de nombreuses personnes à mobilité réduite de Kiwanja qui, malgré des conditions difficiles, choisissent de travailler pour vivre dignement.
Leur engagement montre qu’avec un accompagnement adapté, elles peuvent renforcer leur autonomie et améliorer les conditions de vie de leurs familles. Leur appel à la solidarité mérite une attention particulière de la part des autorités, des organisations humanitaires et de toute personne désireuse de promouvoir l’inclusion socio-économique.
John Kamate
