Société Lutte contre les VBG : à Goma, les ONG passent à la vitesse supérieure Admin Admin31 mars 2026093 views La lutte contre les violences basées sur le genre demeure une priorité pour plusieurs organisations non gouvernementales œuvrant en ville, dans la province du Nord-Kivu. Au cours du mois de mars, des actions de sensibilisation ont été intensifiées dans différentes couches de la communauté afin de promouvoir l’autonomisation durable des femmes et des jeunes filles, tout en encourageant un changement de mentalités. Selon Mme Geny Ingabire, coordinatrice de l’organisation CAPEDI (Corps d’assistance pour la protection de l’enfance et le développement intégral), de nombreuses activités ont été menées dans divers espaces communautaires, notamment dans les écoles, les marchés et auprès des groupes de femmes. « En ce qui concerne les activités organisées au mois de mars, nous avons mené des sensibilisations dans les écoles, dans les marchés et avec les groupes de femmes. Il y a eu beaucoup d’activités, notamment des conférences autour du thème : “l’autonomisation durable pour toutes les jeunes filles et femmes”. La cible était principalement les femmes, car elles jouent un grand rôle dans la société, notamment dans l’éducation des enfants ». Ces campagnes ont permis de toucher un large public composé de femmes, de jeunes et de leaders communautaires. L’objectif était de diffuser des messages clés favorisant la prévention des violences et la promotion de comportements respectueux des droits humains. D’après Mme Ingabire, ces initiatives ont déjà produit des effets positifs, notamment une prise de conscience progressive au sein des communautés et une meilleure compréhension des mécanismes de prévention et de dénonciation des violences. Par ailleurs, des actions de plaidoyer ont été menées en collaboration avec des autorités locales et des professionnelles du droit, notamment des femmes avocates, afin de renforcer la protection des victimes. « En ce qui concerne les plaidoyers, nous avons eu la chance de travailler en consortium avec les femmes avocates. Ensemble, nous avons soulevé plusieurs questions liées aux droits des femmes et à leur accompagnement. C’était une grande opportunité pour nous ». Cependant, ces initiatives font face à plusieurs défis, principalement le manque de moyens financiers, limitant l’extension des activités. « Parmi les défis rencontrés, il y a l’insuffisance des moyens financiers. Nous voulions intensifier les sensibilisations et atteindre les zones les plus reculées, mais nous avons été contraints de limiter le nombre de bénéficiaires ». Malgré ces contraintes, les organisations humanitaires engagées à Goma restent déterminées à poursuivre leurs actions. À travers la sensibilisation, le plaidoyer et l’accompagnement, elles contribuent progressivement à renforcer le rôle des femmes dans la société et à promouvoir une autonomisation durable. Ces efforts demeurent essentiels pour bâtir des communautés plus justes, conscientes et résilientes face aux violences basées sur le genre. Kethia Rugamika