Dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, certaines écoles font face à de sérieux problèmes d’accès à l’eau potable. C’est le cas de l’Institut d’Applications Pédagogiques IDAP ISP-Rutshuru, une école secondaire non conventionnée située dans le quartier Bunyangula, localité de Bunyenzi. Depuis plus d’une décennie, élèves et enseignants étudient dans des conditions sanitaires précaires en raison de l’absence d’une source d’eau potable au sein de l’établissement.
Installé derrière la société PREMIDIS, l’Institut d’application pédagogiques (IDAP ISP-Rutshuru) fait face à ce problème depuis 2014, année à laquelle l’école a été déplacée de l’ISP vers son site actuel.
Selon le proviseur, Aimé Banuni, cette situation complique considérablement les conditions d’apprentissage et d’hygiène pour les élèves.
Le responsable de l’établissement explique que le manque d’eau empêche les élèves de maintenir la propreté des salles de classe et des latrines. Pour se procurer de l’eau, les élèves sont souvent contraints de parcourir plus de 500 mètres, une situation qui perturbe le bon déroulement des activités scolaires.
« L’eau est la source de la vie. Sans eau, l’homme ne peut pas vivre dans de bonnes conditions. Les conséquences de ce manque peuvent être nombreuses, notamment l’apparition de différentes maladies », alerte le proviseur Aimé Banuni. Il lance un appel aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté afin d’appuyer l’école dans l’installation d’une borne fontaine qui permettrait d’améliorer les conditions sanitaires.
Selon lui, plusieurs démarches ont déjà été entreprises depuis 2014 auprès de différentes organisations, mais les plaidoyers restent jusque-là sans réponse. Pendant ce temps, élèves et enseignants continuent de faire face aux conséquences du manque d’eau potable.
Cette situation pourrait également entraîner des risques sanitaires, en particulier pour les élèves filles, si les latrines ne sont pas correctement entretenues faute d’eau. Les responsables de l’école craignent une augmentation des maladies liées au manque d’hygiène si aucune solution durable n’est trouvée.
Face à cette situation préoccupante à Rutshuru, les responsables de l’Institut d’Applications Pédagogiques IDAP ISP-Rutshuru appellent à une intervention urgente des partenaires humanitaires. L’installation d’une borne fontaine au sein de l’école permettrait non seulement d’améliorer l’hygiène et la santé des élèves, mais aussi de garantir un environnement d’apprentissage plus sûr et plus digne pour les enseignants et les apprenants.
André Sadiki Baraturwango
