À Goma, la reprise des cours après les vacances de Pâques a été marquée par un incident majeur à l’École primaire d’application de l’Institut Faraja, située dans le quartier Murara, commune de Karisimbi. Trois salles de classe, construites en planches, ont été entièrement détruites, compromettant les conditions d’apprentissage de plusieurs centaines d’élèves.
Selon les responsables de l’établissement, cet incident s’est produit pendant les vacances. Un arbre s’est écroulé sur le bâtiment qui abritait les élèves de 4e année, causant d’importants dégâts matériels. Toiture arrachée, murs détruits : les salles sont désormais inutilisables.
Muhirwa Muliro Elois, Directeur adjoint de l’école, explique que cette situation imprévue complique sérieusement l’organisation des cours :
« Nous avons connu un incident pendant les vacances. Un arbre s’est écroulé sur le bâtiment qui hébergeait les élèves de 4e année A, B et C. Tout le bâtiment a été endommagé et nous ne savons pas comment nous y prendre », déplore-t-il.
Face à cette urgence, l’administration scolaire a opté pour une solution temporaire consistant à fusionner les élèves dans d’autres classes encore fonctionnelles. Mais cette mesure reste insuffisante et pourrait affecter la qualité de l’enseignement. Le surnombre dans les salles, le manque d’espace et les conditions précaires risquent de perturber l’apprentissage des élèves durant ce trimestre.
L’École Primaire d’Application de l’Institut Faraja, une école conventionnée protestante, accueille pourtant un grand nombre d’écoliers. Pour ses responsables, une intervention rapide est indispensable afin d’éviter une détérioration du niveau scolaire.
C’est dans ce contexte que la direction lance un appel pressant aux organisations humanitaires et aux partenaires du secteur éducatif. Elle sollicite un appui soit pour la réhabilitation des infrastructures endommagées, soit pour la construction de nouvelles salles en matériaux durables.
Cet incident met en lumière la fragilité des infrastructures scolaires dans certaines zones de Goma, où le moindre événement peut perturber durablement l’éducation des enfants. Alors que les cours ont repris, l’urgence est désormais à la mobilisation des acteurs éducatifs et humanitaires afin de garantir aux élèves un cadre d’apprentissage sûr et adéquat. Sans intervention rapide, ce sont des centaines d’enfants qui risquent de voir leur scolarité compromise.
Esaie Tsongo
