Le manque d’eau potable demeure un défi majeur au Centre de santé de Shangi. Depuis plus de quinze ans, cette structure sanitaire fonctionne sans source d’eau sur place, obligeant les patients, les gardes-malades et le personnel soignant à parcourir plus de 600 mètres pour s’approvisionner. Une situation qui compromet les conditions d’hygiène et augmente les risques de propagation des maladies infectieuses.
Selon Jean-Paul, infirmier titulaire du Centre de santé de Shangi, l’établissement n’a jamais bénéficié d’une borne-fontaine depuis le début de ses activités. Cette pénurie d’eau affecte directement le fonctionnement des services, notamment le triage, où chaque patient devrait se laver les mains avant d’accéder aux soins.
Le responsable sanitaire souligne que cette situation expose les usagers à plusieurs maladies liées au manque d’hygiène, notamment la fièvre typhoïde, le choléra et d’autres infections. Il exprime également son inquiétude face au risque de propagation de maladies à virus telles qu’Ebola en cas d’épidémie.
Face à cette réalité, il lance un appel pressant aux organisations humanitaires et aux partenaires afin qu’ils viennent doter cette structure sanitaire d’un système d’approvisionnement en eau potable.
Les patients et leurs accompagnants confirment les difficultés quotidiennes auxquelles ils sont confrontés. Certains affirment être contraints d’utiliser l’eau de pluie pour avaler leurs médicaments, faute d’une autre source d’eau accessible. D’autres déplorent les longues distances à parcourir pour s’approvisionner et dénoncent les conditions d’hygiène précaires qui en découlent.
Pour eux, l’installation d’un point d’eau au sein du centre de santé constituerait une réponse essentielle pour améliorer la qualité des soins, renforcer les mesures de prévention des maladies et garantir la sécurité sanitaire des malades comme du personnel.
Après plus de quinze années de pénurie d’eau potable, le Centre de santé de Shangi continue de fonctionner dans des conditions qui fragilisent la prise en charge des patients et compliquent le travail du personnel soignant.
Les responsables sanitaires, les patients et les gardes-malades appellent les autorités, les organisations humanitaires et les partenaires au développement à intervenir rapidement afin de doter cette structure d’un accès permanent à l’eau potable, un besoin essentiel pour assurer des soins de qualité et prévenir les maladies liées au manque d’hygiène.
André Sadiki Baraturwango
