Depuis l’avènement de la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo, l’attention est souvent focalisée sur l’aide humanitaire à donner aux personnes déplacées, oubliant l’aspect psychologique.
Dans un entretien avec Habari za Mahali, M. Simweray Mutalemba, expert psychothérapeute, a expliqué que les personnes déplacées ont besoin, tant de l’aide humanitaire que d’un accompagnement psychologique, médical et social pour se reconstruire durablement.
Il indique que des séances d’écoute, des stratégies de gestion de stress au quotidien et des procédures d’évaluation sont souvent mises en contribution durant leurs interventions dans des camps et sites de déplacés, afin de déterminer si l’environnement est propice à la prise en charge et à la protection des personnes déplacées.
« Ceci est justifié par les entretiens avec les victimes, puis on passe à la mise en place d’un plan d’intervention psychothérapeutique où on classera les diagnostics qui permettront à bien gérer cas par cas », a-t-il laissé entendre, précisant que ces personnes peuvent à la fois souffrir des trumatismes graves, des dépressions, des problèmes d’anxiété pouvant conduire à se suicider.
« Après constat, nous engageons des APS (Agent psychosociale, Ndlr) qui font la médiation familliale, avant de les intégrer dans des familles d’accueils », a renchéri l’expert psychothérapeute.
Simweray Mutalemba appelle non seulement les familles d’accueil à poursuivre cet élan de solidarité, mais aussi aux personnes déplacées de ne pas rester silencieuses face aux problèmes liés à la santé mentale.
The Joy Mwenge
